Magyarország

Quand on passe cette frontière, on sait pas vraiment où on arrive… Le GPS est-il bien réglé ? C’est quoi ce pays déjà ???

Pas de place au hasard Eden, ni à son frère, nous voilà en route pour un camping bien repéré, avec tout plein de bonnes notes, une belle situation, des douches chauffées et tout et tout. On va finir par être embauchés par le routard à force de repérer tous ces bons plans 😉

Samedi 13 novembre : Du folklore Hongrois !

Arrivés sur place donc, samedi en fin de matinée, au Caravan Camping de Gyenesdiás. Nous sommes aussi renseignés que prévoyants, et attendons le propriétaire du camping quelques minutes pour anticiper notre arrivée le lendemain. Tout va bien ! On sera alimenté en électricité pour rebooster nos batteries épuisées*, les sanitaires sont chauffés, et un auvent de caravane avec un chauffage électrique d’appoint fera office de bureau pour Thomas ! Nous pouvons désormais profiter de la fin de notre weekend (oui, on est samedi midi 😉 sans stress ni pression de la reprise du lundi !

* pour les prochains qui se lanceront dans un tour d’Europe en camping car, il faut savoir que l’alimentation des batteries de la cellule par les panneaux solaires ne suffit pas à les remplir complètement. Le besoin est toujours supérieur à la ressource : les réserves se vident petit à petit. Le travail de l’alternateur pendant que nous roulons ne suffit pas à faire le plein non plus ! Le meilleur conseil de Jean-Philippe, l’expert qui nous a vendu le camping-car, est de maintenir en charge « secteur » le camping car pendant 48H non-stop ! Nous l’écoutons ! Pour rappel, c’est cette même personne qui avait trouvé une araignée qui avait fait son nid dans l’arrivée d’air du moteur thermique du chauffage… et tout ça par téléphone ! Il est donc naturellement devenu notre soutien technique de référence !

A la sortie du camping, on prend à droite; personne ne sait pourquoi. Et on tombe sur un tivoli tout en long au bout duquel une scène est installée. Il n’en faut pas plus pour nous motiver à nous arrêter. Après avoir étudié les affiches, il s’agit d’une fête de village en l’honneur de Saint Martin.

Les danseurs sur scène n’ont pas attiré les foules. Pourtant ils se livrent à une danse incroyable !

Le « Márton napi » ou jour de la Saint Martin se fête traditionnellement le 11 novembre. On déguste la fameuse oie de St Martin et le vin nouveau. Saint Martin est connu pour avoir été l’évêque de Tours mais il est originaire d’Europe Centrale, de la province romaine de Pannonie, soit l’actuelle Hongrie. La légende veut que ce légionnaire romain ait coupé son manteau en deux pour le partager avec une personne nécessiteuse, près de la ville d’Amiens. Cette coutume automnale marque la fin des travaux agricoles. C’était le 11 novembre qu’on licenciait les garçons de ferme, et on savourait l’oie de St Martin. On fêtait l’arrivée prochaine de l’hiver : une belle occasion de manger abondamment et prendre un peu de poids en prévision du froid !

L’oie de St Martin se sert traditionnellement avec du choux rouge et des Knödel à la pomme de terre. Sa cuisson lente lui donne une tendresse incomparable qui va bientôt ravir nos papilles ! Tout cela s’accompagne évidemment d’un vin ouvert spécialement le 11 novembre à 11H.

Et ça tombe bien, on est le 13 et il est 15h !!

Nous passerons un agréable moment à déguster de l’oie, des tourtisseaux Hongrois, du vin chaud et du vin blanc.

Pour bien digérer, quoi de mieux que de danser ! Un « animateur » entrainant entre en scène au milieu du « public » qu’il invite à se joindre à lui. Merlin est rapidement attrapé et se retrouve au milieu de cette danse traditionnelle Hongroise !

Rose et Lucie ne tarderont pas à rejoindre cette équipe !

Une tentative de discussion par 2 couples qui se demandent comment on a pu atterrir ici, se conclura par un échec probant ! La barrière de la langue, très haute barrière ! Les seuls mots qu’ils connaissent en allemand sont ceux que l’on ne connait pas. Dommage, leurs sourires témoignaient d »une sympathie sans faille… On s’en contentera 😉 et promis Rose et Merlin feront LV2 Hongrois !

Après cette folle après midi, il est temps pour nous de trouver notre spot de la nuit. On n’ira pas très loin…. Ce lieu accueillant nous fera rester pour la nuit, juste en face du lieu de la fête!

Dimanche 14 novembre : là-haut sur la colline

Après une nuit paisible et un petit déjeuner copieux, nous partons visiter le château de Szigliget à quelques kilomètres de là. C’est un château en ruine partiellement retapé avec de nombreuses explications de ce qu’il fût à l’époque ( XIIème siècle ). Il est situé tout en haut d’une colline qui surplombe le lac Balaton, lac le plus vaste d’Europe Centrale. Le niveau du lac était 2 mètres supérieurs au niveau actuel, la château avait donc été construit sur une île. Malheureusement le ciel voilé ne nous permettra pas de profiter de ce point de vue. La visite aura cependant beaucoup intéressé petits et grands.

En fin d’après-midi nous nous rendons au Caravan Camping. Lucie attend sa douche chaude avec impatience… mais c’est la douche froide : la douche est froide! 😦

Lundi Mardi 15-16 novembre : la routine habituelle

Reprise de l’école dans le camion, au chaud. Ptit Gris en profite pour faire le plein d’énergie. Pour les récrés, pas de structure, le camping est en mode hiver : entretien, réparations, travaux… Le propriétaire s’affaire à rendre son camping accueillant pour la prochaine saison. Les enfants trouveront des « engins roulants » qui les occuperont suffisamment. La bonne nouvelle c’est qu’il y a un sèche-linge, ça c’est la classe!

Pour fêter nos 4 mois de voyage, les enfants cassent la table! Ce n’est pas comme si cette table était un élément essentiel de notre quotidien : manger, apprendre, jouer, travailler, poser ses pieds, cuisiner et faire le blog! Heureusement, papa sait tout réparer et les enfants n’hésitent pas à lui rappeler sa phrase favorite : « il y a toujours des solutions » (un peu agaçant dans ces moments là! )

Mercredi 17 novembre : et si on traversait la Hongrie?

Départ du camping en direction de la route qualifiée de « plus belle route du monde », la route Transfăgărășan en Roumanie. Pour cela il nous faudra rouler 800 km, soit environ 11h. Mais qu’est-ce à l’échelle de notre voyage?!

Curieusement les journées comme celles-ci sont appréciées par les enfants. Nous nous arrêtons peu et ça ne leur pèse pas. On parvient à s’occuper : des jeux, des siestes parfois et aussi un peu d’école (quand les routes ne sont pas trop mauvaises). Cela nous aura permis de traverser la Hongrie de part en part dans la journée. Nous nous approchons de notre objectif « chaleur ».

Une rapide pause-goûter nous aura permis de déguster quelques viennoiseries hongroises. Le boulanger n’en revient pas de croiser des français gourmands curieux de découvrir ses talents !

Vous vous dîtes que nos enfants n’ont pas aimé ce goûter ? On croit que si, même si la photo ne nous aide pas.

A 22h nous passons la frontière roumaine, et surprise, on se rend compte qu’il est 23h (on n’avait pas réalisé qu’il y avait un décalage horaire). Poste de frontière désert côté voitures (ce n’est pas le cas côté camions). Double contrôle des papiers, l’un par un « administratif » puis l’autre par un policier, à 50 cm l’un de l’autre, sans masque! (en même temps, pas facile de fumer avec un masque) Autant vous dire qu’on aura pas besoin de présenter notre pass sanitaire.

Nous nous arrêterons quelques km plus loin, à l’écart de la voie rapide, dans un petit chemin.

Jeudi 18 novembre : décalage horaire + coucher tard = grasse mat’

Réveil entourés de vaches roumaines amusées de découvrir un escargot Deux-Sèvrien de cette taille !

L’avantage quand on a cette météo, c’est qu’on a aucun remord à se lever tard !

On reprend la route. Comme la veille, nous souhaitons avaler quelques kilomètres dans la journée. Parfois, ça se passe pas comme prévu !

Oui, après quelques heures sur les routes roumaines, on se dit qu’il est judicieux de se restaurer avant d’entamer l’ascension des montagnes sur la plus belle route du monde. On trouve un resto traditionnel roumain, il est 14H…

Rose se régale avec un burger de canard pendant que Merlin déguste du porc pané. Les adultes suivent les conseils de la serveuse. Voici un mouton que l’on ne verra pas parmi les nombreux troupeaux en bord de route. Celui là a mijoté des heures, il est tendre et fondant ! La polenta est un accompagnement traditionnel ici ; la sauce à l’ail que l’on y verse relève son goût. Le second plat que nous goutons est plus léger : Tochitură Haiducească cu mămăliguță. La traduction exacte est « hors-la-loi tochitura avec polenta ou telemea et crème sure ». Parfois Google Trad n’est pas plus fiable que google Maps ! Pour vous situer, c’est délicieux : Polenta, oeuf sur le plat, tomate, fromage, porc, saucisses… On s’est régalé !

On a été très surpris en arrivant sur la terrasse du resto, le service se fait aussi dehors !! Un coussin sous les fesses, une couverture sur les jambes, et c’est parti on brave les 10°C. On s’est vite réfugié à l’intérieur. Et on s’est dit des secrets, pleins !

A la sortie, il fait quasiment noir, ou alors il n’a jamais fait vraiment jour aujourd’hui ? On reprend la route… Heureusement, une animation locale va nous offrir une balade digestive !

Sur une route perpendiculaire à la voie principale, nous avons aperçu des moutons qui ont échappés au menu du resto. Demi-tour, on veut participer à la transhumance !!

Nous voilà, le ventre rempli de mouton, derrière un troupeau de moutonssssss, de beaucoup de moutons ! Nous les accompagnons quelques centaines de mètres, jusqu’à ce qu’ils arrivent sur l’axe principal. La proximité de la route, l’allure à laquelle roulent les camions et les voitures sont réellement opposées à la présence de ce troupeau. La scène est surréaliste, il fait presque noir, une partie des moutons finit par déraper sur la route principale obligeant le trafic à s’interrompre… Mais tout va bien !

Nous saluons le travail des chiens, du cheval et des 2 bergers qui encadrent ce convoi.

Retour à Ptit Gris, on s’attache bien fort, quelques virages nous séparent du spot prévu pour la nuit…

Quelques virages ? Moins que l’on se l’imaginait. Oui, depuis le 4 novembre, la route Transfăgărășan est fermée pour travaux. On s’en rend compte à 1234m d’altitude devant le panneau que l’on aura pas le temps de déchiffrer : 2 automobilistes s’arrêtent pour nous expliquer en français, s’il vous plait, que la route est barrée. Ils nous indiquent un parking juste à côté ou nous pouvons passer le nuit. C’est pas vraiment ce qu’on avait prévu, mais on se laisse porter, et on s’installe derrière un téléphérique pour la nuit…

On ne s’imaginait pas tomber sur un rallye auto en pleine montagne. Un amateur de sensations fait vrombir son moteur pendant un interminable quart d’heure (on se demande ce qu’il fait ? des drifts dans les virages, des montées de la montagne ??? on a l’impression qu’un bûcheron canadien est furieux contre un érable !!!) Une détonation mettra fin à ce spectacle sonore. Pas rassurante comme issue, mais efficace. Nous attendrons le lendemain matin pour voir si on croise un barbu avec une chemise rayée ou un kéké avec un 4×4 tuning !

Quand on dort en sauvage, comme ici, et d’autant plus quand on arrive de nuit et que l’on a pas la possibilité d’appréhender les alentours, les bruits peuvent s’interpréter de pleins de façons… Parfois un peu stressant, angoissant, flippant de ne pas savoir précisément ce qui se cache derrière un son !

Vendredi 19 novembre : des yeux qui brillent !!

On vous laisse découvrir la tête de nos enfants au réveil.

C’est une belle surprise de 2 cm qui réjouit ces 2 bouilles. C’est ce jour que l’on a battu le record de vitesse du petit-dejeuner ! On a sorti les affaires d’hiver, ah non, ça on l’a fait en Norvège au mois d’août, on a enfilé nos gants et on est sortis se rouler sur ce tapis blanc. Quelle joie !

Après 2 bonshommes de neige, une belle bataille, un parcours et quelques lancés de précisions sur les troncs qui nous entourent, il est temps d’affronter la descente.

Nous n’avons pas de photos de Lucie qui découvre que la route est totalement vierge de neige, mais on imagine qu’elle a le même sourire que ses enfants au réveil !! Thomas aussi…

Quelques taureaux ralentiront notre descente. Nous n’avons pas vu la plus belle route du monde, mais on a passé un bon moment.

Nous avons repéré sur le bord de la Mer Noire un spot chez l’habitant. L’appel téléphonique avec cet hôte nous rassure, d’autant qu’il parle français, aussi bien que nous, non en fait mieux que nous ! Il est prof de philo dans un lycée français à Varna dans le Nord Est de la Bulgarie. Il nous attend de pied ferme dimanche soir. Le rendez-vous est pris et avec lui disparait l’angoisse du dimanche soir de la recherche d’un lieu travail/école.

La journée se poursuit dans Ptit Gris qui se déplace vers l’est…

Nous emprunterons des routes surprenantes. Les vaches qui nous font ralentir ne sont pas inquiétantes. Les automobilistes qu’on y croise et qui s’arrêtent nous demander si on a eu un accident, un peu plus… On aurait bien parlé de l’accrochage d’Helsinki, mais quand même, ça fait un peu loin pour s’en inquiéter ?

Waze nous dévie sur de petites routes très étroites et très cabossées. Serait-il de mèche avec Google Maps ? Quand un nid de poule est annoncé, c’est un poulailler entier qu’on pourrait y faire dormir !!

La Roumanie marque un vrai décalage avec les autres pays découverts à ce stade de l’aventure. Parmi les particularités de ce périple principalement routier, nous observons :

  • d’immenses troupeaux de moutons ou vaches gardés par des bergers et leurs chiens et parfois un âne ou un cheval
  • beaucoup de chiens errants
  • des carrioles tirés par des chevaux, parfois en pleine ville au milieu de la circulation
  • des carrioles tractées par des motoculteurs
  • beaucoup, beaucoup de déchets
  • un décalage incompréhensible entre les berlines luxueuses garées dans des cours d’habitations de fortune

Le spot du soir sera dans le thème ! un champs de mouton… Mais on ne le découvrira que le lendemain matin.

Samedi 20 novembre : choc thermique !

Mêêêê ! Les moutons nous rappellent que nous sommes attendus en Bulgarie ce soir ! Les enfants veulent jouer sur la plage dimanche matin ! Après une lecture passionnante des articles de l’ambassade française en Bulgarie, nous découvrons un virus, que vous connaissez peut-être dans l’ouest de l’Europe : Le SARS-CoV2 ? Rien de bien méchant, mais il semble qu’un PCR ou test antigénique de moins de 48h soit nécessaire pour le passage de la frontière pour les vaccinés (et pour les autres d’ailleurs). Une pharmacie de Bucarest nous permet de nous équiper en test et de rouler sereinement vers Varna !

16H : Passage de la frontière Bulgare ! Comme pour la frontière entre la Suède et la Norvège, un pont sépare les 2 pays. Nous quittons la Roumanie et entrons sur le territoire Bulgare à partir du milieu du pont ! Mais avant ça, il faut payer le pont… On comprend vaguement que l’on aurait dû acheter une vignette pour circuler légalement en Roumanie. La douanière un peu désespérée nous fait signe de déguerpir… Nous obéissons.

Arrivés de l’autre côté du pont, nous allongeons la file d’attente des contrôleurs bulgares. Nos pass sanitaires suffiront finalement à entrer dans cet accueillant pays ! Et nous le faisons en toute légalité puisque nous avons validé notre vignette bulgare pour 1 semaine…

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