Péloponnèse #2

La région que nous découvrons est très sauvage. Les paysages sont composés d’une végétation aride à flanc de montagne, de tours fortifiées en pierres, de forêts d’oliviers et leurs odeurs et d’une eau cristalline… Et dans ce cadre de rêve, on trouve très facilement des spots pour la nuit 😉

Jeudi 13 janvier : sable et neige

Nous suivons les cœurs disposés par notre prof de tennis de table au grand cœur ! Le prochain nous oriente vers Monemvassia. On y va les yeux fermés. On sait que c’est une île très proche de la cote, mais c’est tout.

Sur la route, les paysages varient ! On passe du bord de mer où il fait doux à la haute (pas si haute en fait) montagne enneigée (un peu enneigée en fait). On ne sait plus où on habite. On s’arrête à peu près tous les kilomètres faire une photo. Cette région donne vraiment envie de randonner : grands espaces, dénivelés, perspectives, végétation luxuriante…

Arrivés à Monemvassia, l’effet de surprise est efficace : nous découvrons une petite ville fortifiée au pied d’une mini-montagne sur une toute petite île ! C’est extraordinaire… Nous traversons le pont qui mène à cette île. Le vent est impressionnant aujourd’hui en bord de mer. Les vagues déferlent, et arrosent le pont à notre passage. Brice de Nice pourrait surfer dans cette région de Grèce, ce jour là en tout cas ! Le soleil est quand même bien présent, il illumine cette cité de pierre que nous nous apprêtons à explorer !

Le vent est tellement fort que nous devons tenir les enfants. Nous crapahutons à flanc de montagne pour pénétrer dans le village fortifié à mi hauteur. Régulièrement, les rafales nous déséquilibrent, ce qui fait beaucoup rire Rose et Merlin.

Nous passons sous les remparts et découvrons la ville basse et apercevons la ville haute perchée à 300 mètres au dessus du niveau de la mer. Très attrayant pour les enfants quand on sait qu’ils ont développé le syndrome du bouc : il faut toujours qu’ils montent le plus haut possible (à un arbre, lors d’une visite, sur leur père…).

Nous choisissons la formule défensive (n’en déplaise à Jean-Paul Rouve) et descendons vers le village. Autant ce que l’on aperçoit là haut semble en mauvais état, que là, tout est impeccable : les étroites ruelles sont pavées, l’architecture est harmonieuse, les nombreuses églises sont en parfait état, c’est très plaisant. Finalement en Grèce, il n’y a pas que des colonnes en ruine ?

Nous décidons de rester pour approfondir cette visite le lendemain. Nous nous posons juste de l’autre côté du pont, pour être à l’abri du vent, qui devrait encore souffler fort cette nuit. On s’écarte au max de la digue car les vagues arrosent le parking !

Vendredi 14 janvier :

La journée démarre avec un beau soleil. Les enfants sautent sur leurs trottinettes pendant que nous dégustons un café face au port. Certains matins sont plus agréables que d’autres. L’ambiance douce et paisible, comme un lendemain de tempête, rend cet instant très confortable… On aurait pu rester là longtemps, si le loup perché des enfants ne menaçait pas la Harley Davidson précautionneusement garée devant le café. Fin de la détente, début de l’aventure !

Nous partons pique nique dans le sac à dos pour faire l’ascension des 300 mètres qui nous séparent du village haut.

Pas un chat là haut… Nous sommes seuls au monde devant une église qui nous ouvre ses portes. La vue à 360° qui nous a permis de faire un cours de math aux enfants : vous savez les angles droits, les angles obtus et aigus, les multiplications, les doubles, les moitiés, les quarts. C’est un peu surprenant comme salle de classe, un peu haut aussi, mais très efficace pour capter l’attention et favoriser la mémorisation. (ce paragraphe est destiné à l’Inspectrice de l’Éducation Nationale)

Nous descendons jusqu’au phare où nous n’avons pas osé nous aventurer la veille en raison des fortes bourrasques. Nous y réviserons les points cardinaux et réinvestirons les notions évoquées en haut précédemment. (cette phrase est aussi destiné à l’Inspectrice de l’Éducation Nationale) Rose et Merlin souhaitent absolument repasser par une place du village bas. Ils en ont apprécié l’architecture ? non, ils veulent jouer sur le canon…

De retour dans notre camion-maison, nous poursuivons vers un nouveau cœur. Lucie a complété le travail de notre guide. Nous faisons halte à Gythio pour ensuite découvrir la 3ème péninsule du Péloponnèse (dans le sens de notre parcours.)

Gythio est une petite ville de pêcheurs. C’est donc naturellement que nous nous installons au port.

Samedi 15 janvier : joyeux anniversaire Oscar (oui, on a 2 mois de retard, c’est une coutume grecque 😉

Après une courte découverte de cette ville et surtout de son aire de jeux, nous observons longuement pêcheurs et poissons, et les gourmandes mouettes pêcheuses carnivores morfales !

En route… Nous entrons dans la région de Magne décrite comme sauvage, aride, et peu fréquentée (on dirait une pub pour un parfum, non ?). Cette péninsule est petite en largeur et en longueur. On peut en faire le tour en 2 heures. Mais les quelques blogueurs qui nous ont donné envie de la découvrir conseillent plutôt 2 jours !

Et voilà pourquoi :

On s’est arrêté là

et puis là

et puis là

ah oui, là aussi !

C’est Kokkala. 15 janvier, baignade dans cette eau claire à 16-17°C. Et déjeuner sur cette plage…seuls

On a passé la journée à rêver, on va essayer d’en faire autant la nuit ! Les émotions sont fortes dans ces paysages féériques. Parfois le silence l’emporte sur l’excitation. Les enfants sont pensifs, ailleurs, nous aussi. Bienvenu dans notre monde parallèle ! Le fait d’être seuls au monde dans cette région nous pousse vers ces émotions fortes. On en profite aussi pour passer les enfants devant à tour de rôle pour stocker un max de photos souvenirs dans leur mémoire d’enfant !

Park4night ne nous aide pas tellement dans cette région. C’est un témoin sérieux de l’aspect non touristique de la région. Nous n’aurons cependant pas de mal à trouver encore une fois un lieu magnifique au milieu des oliviers avec vue sur la mer. C’est presque aussi joli que Fertevault.

Dimanche 16 janvier

Nous continuons notre découverte de la région de Magne avec un arrêt dans le joli village d’Areopoli. Nous aimons déambuler dans les ruelles étroites et admirer les petites maisons de pierres. Nous longeons cette côté ouest, toujours seuls au monde et avec un rythme qui justifie le nom de notre camion. Nous devrions arriver à Thouars avec autant de photos que de kilomètres parcourus.

A Kardamyli, nous sommes une nouvelle fois stoppés par une jolie petite place de village. La terrasse ensoleillée du café nous appelle et l’aire de jeux attenante fait de l’œil aux enfants. Nous en profitons pour acheter de belles pâtisseries locales.

En soirée, nous arrivons à Kalamata pour nous installer pour les prochains jours.

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