This is the end

Voici le dernier chapitre de notre histoire grecque. La seule chose triste dans cette histoire est qu’elle s’arrête…

Dimanche 16 janvier

Arrivés au spot de ville, nous nous installons entre les terrains de tennis et la mer ! Nous ne sommes pas seuls. 4 ou 5 familles sont installées ici. C’est plutôt agréable ! Parfois nous aimons être seuls, parfois, un peu moins sauvages, nous aimons la compagnie. Parfois cette compagnie est rassurante…

Lundi mardi 17-18 janvier

Kalamata est une ville moyenne bâtie dans une vallée en bord de mer. Pas de charme particulier mais un relief adapté à une embauche à vélo pour Thomas ! Direction la salle de co-working d’une agence de marketing digitale grecque.

Pendant ce temps, les enfants maltraitent leur maman avant de maltraiter leur maitresse. La pluie facilite le travail dans le camion mais limite les occasions de se défouler…

Pendant ce temps, Thomas se fait dorloter par ses hôtes ! On lui apporte son café, on le touille même, on lui laisse la salle de réunion pour ne pas qu’il ait à porter le masque alors que tout le monde s’y contraint dans l’open space. Bref, des conditions de travail agréables pour cette semaine.

Lucie profite des récrés pour rencontrer nos voisins et s’informer de quelques nouveaux filons de voyageurs ! Elle apprend même qu’il est possible de se faire vacciner en Grèce, à condition d’y rester 3 semaines… Dommage que l’ambassade ne soit pas au courant ! Doit-on les informer ?

Le jeune allemand qui nous donne ce tuyau travaille dans la sécurité informatique. Parfait, on lui confie la vérification des sites de Sothoferm, Sargam, Sthéma… Nous n’aurons malheureusement jamais le résultat puisque ce jeune voisin a pris la fuite avec sa femme et ses 4 enfants avant de nous donner les préconisations de son audit.

Mercredi 19 janvier : Glagla et bon anniversaire Lolo

La récré est consacrée à écouter la voisine roumaine qui voyage avec son chien (magnifique Huski) et son chat (magnifique heeuuu chat). Les enfants en profitent pour rassembler tous les bois flottés de cette plage et pour construire des cabanes aux 1000 histoires.

12H30 : Lucie a laissé ses élèves profiter du soleil. Thomas a quitté ses collègues.

En route vers les Météores ! C’est notre dernière destination en Grèce. La sélection a été très difficile, nous avons l’impression que l’on aurait pu rester encore 3 mois dans ce pays merveilleux… Mais le COVID et le froid polaire annoncé nous poussent à fuir !

L’après midi est donc prévu pour nous mener à cette destination. Il est annoncé un grand soleil pour jeudi : idéal pour profiter des vues incroyables depuis les monastères hauts perchés.

Lucie dégote une petite ville sur notre route dans laquelle une pharmacie pourra nous faire des tests antigénique le lendemain pour anticiper notre fuite vers l’Albanie.

Après une demi-heure de virage et de pente à 10%, nous sommes entourés de monts enneigés. Pour une fille qui n’aime pas les routes de montagnes, c’est surprenant !! C’est la limite et l’avantage de nos (peu de) recherches : on laisse la place à l’imprévu. Et là, l’imprévu est froid, très froid ! Tout est glacé, gelé, congelé dans cette petite station montagneuse aux ruelles étroites et pas si accueillantes pour notre gros Ptit Gris. On s’installe en plein cœur de l’igloo, Metsovo, il fait -2°C…

Jeudi 20 janvier

Le chauffage de notre camion est efficace. Les chaussettes avec lesquelles nous avons dormi aussi 😉 Nous prenons quand même le temps de vérifier que le sang circule toujours dans nos orteils, et c’est parti ! Attention quand même à la sortie de Ptit Gris ! Une plaque de verglas farceuse s’est placée juste devant la porte du camion. ON T’A VU !!!!

Comme prévu nous partons à la pharmacie faire nos tests, sésames pour passer la frontière, que l’on croit #1, avant de redescendre de cette montagne.

Tous négatifs ! Allons voir les moines.

Nous poursuivons la traversée des montagnes du nord de la Grèce. Les formes ne sont pas les mêmes autour d’Athènes ou du Péloponnèse. Nous apprécions ce changement, même si l’eau cristalline nous manque déjà. Le sable est remplacé par la neige régulièrement présente en bordure de route.

Et soudain !

La montagne s’arrête brutalement pour laisser place à une vallée assez large. Au bout de cette montagne, le paysage change du tout au tout ! D’immenses rochers verticaux aux formes arrondies et longilignes sortent de terre, ou plutôt sont venus se planter ici, comme tombés du ciel. C’est d’ailleurs l’origine du nom « météores » : suspendu au ciel. Au sommet de ceux-ci ont été construits des monastères à l’architecture remarquable. Pour se rapprocher de Dieu, ou pour se recueillir au calme, c’est l’idéal. En tout cas, fallait en être persuadé pour se motiver à construire ici ! Le travail de construction est admirable. L’ingéniosité des systèmes constructifs aussi…

Pour la visite du 1er : monastère de Roussanou, Lucie doit se parer d’un joli foulard en guise de jupe. Un peu de respect quand même ! Vous ne verrez pas de photo de l’intérieur de l’église orthodoxe de ce monastère, la vidéosurveillance ayant équipée la maison de Dieu.

Les 6 monastères perchés en haut des météores sont très proches. Quelques kilomètres seulement les séparent. Ainsi, nous pouvons admirer l’extérieur d’un monastère depuis l’intérieur d’un autre.

Nous pique-niquons sous le monastère du « Grand Météore » avant de visiter celui de Saint Etienne [en forme de chaudron… (blague de footballeur)]. Appréciez les photos de cette église ! Une religieuse présente dans les lieux en même temps que nous pêche et s’autorise quelques clichés interdits… Alors, nous aussi.

Plus tard, nous rencontrons une autre religieuse très gentille et heureuse de voir les enfants. Elle ne parle pas anglais mais s’adresse aux enfants comme s’ils étaient grecs. Elle est institutrice. Elle demande aux enfants d’écrire leurs prénoms sur un papier. Papier qu’elle classe précieusement sous sa robe. A cet instant précis, nous sommes dans le doute :

On se demande si ce n’est pas l’inspectrice de l’éducation nationale déguisée qui vient vérifier le niveau des enfants ! Quelle implication professionnelle quand même !?

En sortant, Agathocliti (l’inspectrice) offre aux enfants des cartes postales et des cartes de Saint Stéphane et Saint Charles (probablement équipées de mouchards pour vérifier la lecture, en complément de l’écriture).

Sur la route du retour nous nous arrêtons pour observer le téléphérique horizontal installé pour accéder au monastère Varlaam.

Nous avons fait le plein de belles images dans les montagnes, nous décidons d’aller profiter de la plage pour nos dernières heures en Grèce, que l’on croit #2. Direction Igoumenitsa pour un nouveau spot de rêve.

FLOP !

Sur la route Lucie est alertée par les commentaires inquiétants laissés pour les spots de cette ville. Nous n’aimons pas ces risques, nous quittons la ville pour un endroit plus sauvage. Nous nous dirigeons au plus à l’ouest de la Grèce, et au plus au nord. 7km plus au nord, c’est l’Albanie. Nous prévoyons donc une étape ici cette nuit pour traverser cette ligne imaginaire demain.

Vendredi 21 janvier : Que l’on croit #2 !

Mais en fait, nan. Un couple d’allemand et ses 3 enfants nous attend pour passer la journée ! Nous échangeons quelques phrases alors que les enfants sont déjà en train de faire de la trottinette ensemble. Nous observons les pêcheurs préparer les crabes bleus pour les expédier vers l’Italie. La pluie s’invite alors, Adrian propose que les enfants aillent dans leur camping-car pour continuer les jeux. Nous ne les reverrons pas de la journée !

Aber eigentlich nein. Ein deutsches Paar und ihre 3 Kinder warten auf uns, um den Tag zu verbringen! Wir wechseln ein paar Sätze, während die Kinder schon gemeinsam Roller fahren. Wir sehen den Fischern zu, wie sie die blauen Krabben für den Versand nach Italien vorbereiten. Der Regen lädt sich dann ein, Adrian schlägt vor, dass die Kinder zu ihrem Wohnmobil gehen, um die Spiele fortzusetzen. Wir werden sie den ganzen Tag nicht sehen!

Louise, Jakob, Rose et Merlin s’éclatent avec les légos pendant que Korbinian reste suspendu au sein d’Amélie. Adrian fait une tentative de pêche, peu fructueuse…

Louise, Jakob, Rose und Merlin vergnügen sich mit Legos, während Korbinian in Amélie aufgehängt bleibt. Adrian unternimmt einen erfolglosen Angelversuch…

En soirée, nous invitons tout ce ptit monde pour le diner dans Ptit Gris. Heureusement la douceur de cette journée permet aux adultes de partager ce repas dehors.

Am Abend laden wir alle zum Abendessen ins Ptit Gris ein. Glücklicherweise erlaubt die Milde dieses Tages Erwachsenen, diese Mahlzeit draußen zu teilen.

Samedi 22 janvier : Que l’on croit #1 !

Réveil sous le soleil pour cette dernière journée en Grèce. Nos voisins sont déjà sur le pont, quand nous faisons surface vers 10H… Oui, nos enfants sont des dormeurs 😉. Le ptit dej est vite avalé, et Rose bat son record de vitesse de toilette du matin (qui peut varier entre 1’30 et 1H30). Merlin et Rose rejoignent leurs amis sur l’aire de jeux. Adrian nous prépare des crêpes, Amélie les garnit, nous les dévorons ! Nous échangeons les bons plans de voyageurs : eux arrivent du nord et partent au sud, nous l’inverse. Bonnes adresses, jolis spots, aspects techniques, sites touristiques incontournables… rien ne nous échappe. Puis quelques photos souvenirs de cette belle rencontre, chargement des camions, bisous, et bye bye !

Aufwachen unter der Sonne für diesen letzten Tag in Griechenland. Unsere Nachbarn sind schon an Deck, als wir gegen 10 Uhr auftauchen… Ja, unsere Kinder sind Schläfer 😉. Das Frühstück ist schnell geschluckt und Rose schlägt ihren morgendlichen Toilettengeschwindigkeitsrekord (der zwischen 1:30 und 1:30 schwanken kann). Merlin und Rose gehen mit ihren Freunden auf den Spielplatz. Adrian kocht Pfannkuchen für uns, Amélie garniert sie, wir verschlingen sie! Wir tauschen Reisetipps aus: Sie kommen aus dem Norden und gehen in den Süden, wir umgekehrt. Gute Adressen, schöne Plätze, technische Aspekte, unumgängliche Sehenswürdigkeiten… nichts entgeht unserer Aufmerksamkeit. Dann noch ein paar Erinnerungsfotos von diesem schönen Treffen, LKW-Beladung, Küsschen und Tschüss!

7km plus loin, nous arrivons à la frontière greco-albanaise. C’est probablement la plus petite frontière du nord de la Grèce. Nous passons sans même nous arrêter la frontière grecque.

Sauf qu’il fallait s’arrêter !!!

Marche arrière (on adore ça) suite aux coups de sifflets et aux appels des gardes frontaliers…

Marche avant vers le guichet albanais.

1ère surprise : personne n’a de masque.

Il semble que le virus SARS-CoV-2, à l’image du nuage de Tchernobiy, ne soit pas à l’aise avec le passage de frontière. Personne ne nous demande rien : ni pass sanitaire, ni preuve de test, ni rien…

Nous voilà en Albanie !

Nous refermons donc ce chapitre, en sachant qu’il en reste à écrire… énormément. A ce stade de l’aventure, ce passage est dans le top 3 !

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