Dobro dan Croatia !

Nous entrons dans un nouveau pays touristique. Nous ne savons pas à quoi nous attendre. Les pays touristiques ne le sont pas par hasard. Le risque, c’est d’y trouver des prix élevés et des attrap’touristes. Nous sommes impatients de répondre à cette énigme…

Samedi 29 janvier

Nous nous arrêtons quelques kilomètres après la frontière. Le studio que nous avons réservé est dans un tout petit village situé à l’extrême sud de la 1ère partie de la Croatie. Nous avons repéré une presqu’île proche de Molunat. Elle nous tente bien : nous aimons ces coins car souvent ils sont plus sauvages. Arrivés à l’entrée (et au pied, car c’est une colline) de celle-ci, un villageois nous arrête pour nous signaler gentillement une route barrée pour travaux. Il nous précise que la colline n’est pas accessible mais que nous pouvons passer la nuit sur la place sur laquelle nous discutons. Okay alors 😉

Dimanche 30 janvier

Le décor dans lequel on se trouve nous pousse à traîner en attendant l’heure d’entrée de notre notre logement, situé à quelques centaines de mètres.

On quitte la place pour s’installer sur le petit port du cœur de Molunat. Après un pique nique, chacun vaque à ses occupations : aire de jeux, trottinettes, jeux d’imitation, pêche, rencontre avec un géant des mers, balade, course à pied. On vous laisse deviner qui a fait quoi…

Nous profitons d’une supérette au dessus du port pour remplir notre frigo pour les prochains jours. Lucie manque de s’étouffer en découvrant le prix d’un paquet de gâteaux : 9,99€ !!!! Nan mais c’est hyper cher en Croatie ! En fait, on vient d’atterrir. Ayant retrouvé l’euro au Monténégro, on était persuadé qu’il en était de même en Croatie. Bah non ! Ici, c’est le Kuna Croate (Kn) qui vaut à peu près 13 centimes d’Euros. Ca nous aura au moins laissé le temps de passer pour des fous en demandant à la caissière à l’entrée si elle prenait les Euros.

A 16H00, nous sommes accueillis par Héléna & Maximilien dans notre studio. Studio paradoxal avec l’odeur de la maison de papy et mamie (dixit Rose & Merlin) mais l’agencement d’un appart de cité universitaire (avec la cuisine dans la chambre) !

Petite frayeur au moment de la vérification du wifi qui nous permettra de rencontrer un peu mieux Maximilien, puis détente pour cette fin de journée.

Lundi 31 janvier

Ecole-travail

Mardi 1er février : bon anniversaire Laura & Lucie

Merlin a commencé très tôt à fêter l’anniversaire de Lucie. Vers minuit et demi environ, afin d’être sûr que cette journée soit inoubliable… Il vient se blottir tout contre elle. Il sera rejoint au petit matin par Rose. Ainsi Lucie débute sa journée d’anniversaire collée serrée entre ses deux petits chéris. Pas mal comme réveil! Les viennoiseries fraiches apportées par Thomas complètent ce réveil agréable.

Les enfants sont assez excités par cette journée, d’autant plus que leur maîtresse leur a annoncé que le rythme serait moins soutenu pour cette journée exceptionnelle.

Après le déjeuner, Lucie se fait inviter par les propriétaires pour fêter ses 25 ans. Le rendez-vous est pris, après l’école quand même.

Activité gâteau pour souffler les bougies ce soir pour Rose, Merlin et Lucie. Les cuisines des apparts nous permettent de retrouver le plaisir de cuisiner avec les enfants. C’est une activité inenvisageable dans le camion. Le gâteau est cuit, Thomas est débauché, nous rejoignons Héléna & Maximilien. Ils nous attendent de pieds fermes à l’étage supérieur. Nous dégustons un rouge Croate accompagné de beignets de pommes préparés avec amour. Le canapé déplié dans le salon est un terrain de jeu tout trouvé pour les enfants. D’autant qu’Héléna et Maximilien les encouragent à l’utiliser.

ILS SAUTENT, ILS ROULENT, ILS CHANTENT, ILS DANSENT !

Nous parvenons quand même à avoir quelques discussions variées :

  • Ce couple plein d’énergie est touchant : Nous en apprenons davantage sur la guerre qui a touché ce pays il y a quelques dizaines d’années seulement et dont il reste des traces évidentes. Héléna nous parle de leur exil en Italie pendant 7 années. 7 longues années d’attente interminable du retour sans savoir dans quel état ils allaient retrouver leur pays, le village, leur maison…
  • Ce couple plein d’énergie est engagé : Nous découvrons également que (selon Héléna et Maximilien) une majorité des croates est anti-Europe. Ils ont l’impression de se faire mener par le bout du nez par les grandes puissances de l’Europe sans que leur avis ne soit pris en compte. Ils ont l’impression que leur présidente n’a pas de poids dans les discussions internationales. Héléna & Maximilien défendent l’indépendance nationale de la Croatie, en insistant sur la culture, l’Histoire, le patrimoine qui lui sont propres.
  • Ce couple plein d’énergie est étonnant : Nous arrivons à la discussion récurrente de notre voyage et assurément de votre quotidien, le COVID. Et immanquablement la gestion de cette crise planétaire par nos dirigeants. En voyant la teneur de leur discours, nous avons retourné nos téléphones sur lesquels l’application TOUSANTICOVID apparait en 1ère page ! Héléna et Maximilien ne sont pas tellement favorables à la vaccination (promis on vous mettra en contact Dorota & John;), et sont persuadés d’une manipulation capitaliste planétaire. « Tout était prévu et anticipé ». Pas de jugement de notre côté, nous les écoutons et nous cachons derrière notre statut de voyageurs pour justifier nos 2 injections…
  • Ce couple plein d’énergie est attachant : Et les enfants sont victimes de cet attachement : rapidement à l’aise l’une avec l’autre, ces 2 générations s’amusent ! Elles chahutent, se chatouillent, cabriolent sur le canapé lit. La génération du milieu se retrouve parfois seule devant son écran et cette belle application TOUSANTICOVID.

Les enfants remarquent que c’est certainement Maximilien qui prête sa voix aux Alphas avec ses « AAAAAA » « OOOOOOO ». Les parents remarquent que Maximilien ressemble vraiment au Père Noël, et qu’Héléna serait une très belle mère Noël. On comprendrait complètement qu’il veuille passer un peu de temps en Croatie 😉

La soirée est très agréable mais un repas d’anniversaire nous attend au rez de chaussé. Le niveau d’excitation descend avec nous, pour le plaisir de nos oreilles.

Les lumières sont éteintes, les bougies allumées, Merlin, Rose et Thomas ajustent leur voix avant d’amorcer un joyeux anniversaire… en français. Pas très original, mais c’était vraiment dur en Croate !

Mercredi 2 février : bon anniversaire Boubouc

Nous avons bien pensé à rentrer pour fêter ton 1er anniversaire en tant que papa Cédric. Malheureusement, les 1951 km qui nous séparent de Dynamits Game ont pesé lourd dans la balance. Bisous à vous 3 😉

Héléna & Maximilien nous laissent profiter de l’appart jusqu’en fin d’aprem. Nous anticipons la visite de Christelle, Margot, Arthur et Adrien la semaine prochaine et travaillons toute la journée.

Nous saluons chaleureusement le père et la mère Noël avant de reprendre l’aventure. Merci pour ces échanges passionnants et pour votre accueil.

Après 16km symboliques qui nous permettent de retrouver notre instinct de voyageurs, de nomades, de routards poisseux, nous nous installons avec une vue imprenable sur le noir. Oui, il est 19 heures, il fait nuit…

Jeudi 3 février : Crique paradisiaque

La vue est finalement vraiment imprenable, mais c’est plus flagrant de jour ! Nous sommes 100 mètres (verticaux) au dessus de la Mer Adriatique, et pourtant seulement à quelques mètres (horizontaux). Nous avalons notre petit déjeuner et nous chaussons pour rejoindre une plage décrite comme une des plus belles de l’Adriatique… Allons vérifier !

On vous laisse juger :

La veille, nos hôtes avaient évoqué une fête dans le cœur historique de Dubrovnic. Nous longeons la côte pour la rejoindre.

Nous profitons d’une belle journée folklorique au cœur d’une cité fortifiée très vivante. il se trouve qu’aujourd’hui, on fête la Sainte Blaise. Après qu’une messe solennelle ait été célébrée devant la cathédrale, une procession traverse les rues de la vieille cité : on y retrouve des habitants parfois vêtus de leurs costumes traditionnels. En tête, les porte-bannières, suivis des membres des confréries des églises, tous en tenue festive. Puis viennent les premières communiantes, les religieuses et les évêques. Ces derniers portent les reliques de Saint Blaise, que les fidèles touchent de la main ou du bout des lèvres.
Les enfants se régalent devant ce spectacle : chacune des confréries agite son drapeau devant un jury.

Nous déambulons dans cette cité agréable en sachant que nous y reviendrons prochainement accompagnés. A l’extérieur des remparts se trouvent des plateformes qui surplombent la mer : spots idéals pour prendre le soleil et se jeter dans l’eau (au printemps, car aujourd’hui, la température de l’eau est autour de 13°C).

Nous avons repéré un endroit pour la nuit depuis lequel nous pouvons admirer la ville et bien sûr le coucher du soleil. Nous nous pressons de retrouver Ptit Gris pour monter au plus haut.

Vendredi 4 février

Réveil sportif pour Merlin et Thomas pendant que Rose et Lucie s’occupent à l’intérieur. Les enfants sont friands de ces moments à 2. Nous aussi !

Nous reprenons la route en fin de matinée : l’objectif étant d’accueillir Christelle, Margot, Arthur et Adrien lundi à Zadar. Lucie se souvient qu’un collègue (merci Maxime😉 lui a conseillé un vin en Croatie. Ce vin est produit sur une péninsule du Nord de la 1ère partie de la Croatie. Ça tombe bien, c’est notre route !

Arrivés sur cette péninsule, nous apprécions le relief et les rangs de vignes en palier. Et forcément, à force de voir des pieds de vignes, on a envie de boire du vin. Ça marche aussi avec les rangs de houblon, mais on n’en a vu que chez Claire & Matthieu, et en Lituanie… Nous croisons dans un village sur le bord de la route un couple de viticulteurs prêts à nous sustenter. Le vin n’est pas aussi agréable que le moment que nous partageons, mais nous en achetons quand même. Après tout, le contexte d’achat peut influencer le palais au moment de la dégustation. Nous sommes sûrs qu’une grande théorie d’un marketicien nous le confirmerait.

Nous reprenons le volant sobre. (nous n’avons pas bu les bolées qui nous ont été servies pour cette « dégustation ») Les routes sinueuses de la vallée qui nous guident vers le Nord nous le confirment. Nous quittons la route principale pour rejoindre une plage de la côte sud. Pas de spot en vue, nous improviserons.

Et l’improvisation a du bon ce soir. Nous nous installons dans un village de 200 habitants, Žuljana, à côté du city-stade et surtout à 5m de la mer ! Le village semble désert. Des lumières s’allument quand même en soirée dans quelques maisons. Un petit signe de vie qui nous fait nous sentir moins seuls.

Nous sortons tous les jouets que contient Ptit Gris pour les user sur cette aire de jeux voisine. Les trottinettes ont la cote, les courses s’enchaînent… Quand papa arrive, les jeux varient un peu. En voici un nouveau : le trotti-foot. Personne n’a vraiment compris les règles, mais tout le monde s’amuse. Jusqu’au moment où l’idée est de toucher le ciel avec le ballon. Rien d’impossible pour un papa quand on connait la chanson d’Aldebert : « Mon père, il est tellement fort« . D’ailleurs le grand Clint Eastwood n’a jamais osé tutoyer Thomas non plus ! Et là, Thomas se sent vraiment fort : les 4 yeux pleins d’étoiles orientés vers lui, décuplent sa force : il envoie le ballon très haut dans le ciel. Sauf que « sans maitrise la puissance n’est rien ». Le ballon monte dans le ciel et atterrit de l’autre côté du grillage, et même plus précisément dans la mer. Le temps de faire le tour, et de descendre les quelques rochers pour atteindre le niveau de l’eau, « Rouge » c’est le nom de notre ballon, est déjà loin ! Voilà comment perdre son statut de héros avec un seul coup de pied…
La promenade nocturne à la frontale pour tenter de retrouver ce statut n’y changera rien. Rouge est loin.

Samedi 5 février

Au réveil, les enfants appellent Rouge en regardant la mer. C’est dingue comme un simple jouet qui n’avait pas d’importance la veille en prend quand on ne l’a plus !

La promenade de ce matin nous permet de découvrir qu’une belle plage peut en cacher une autre. Les eaux turquoises de cette côte sont époustouflantes.

Au retour, nous croisons Régine, une psychologue belge qui s’entendrait bien plus avec Héléna & Maximilien qu’avec Macron ! Elle vient d’acheter une maison dans ce petit village et vient vérifier l’avancement des travaux. Elle finance sa maison totalement en cash pour ne pas donner un sou à l’état. L’entrepreneur en charge des travaux la loge pendant la durée du chantier. Ce système est très courant dans les Balkans. En tout cas, elle nous vante la saveur de ses crêpes et nous aurons peut-être le plaisir de les goûter si nous repassons ici prochainement.

En attendant, nous attachons nos ceintures et démarrons en direction de l’autre partie de la Croatie. C’est original aujourd’hui, nous devons passer 2 frontières.
L’affaire sera bouclée en 20 minutes.
En fait, quand on entre en Bosnie Herzégovine par le sud, on voit déjà la Croatie du Nord. La traversée ne représente que 14km, une ville traversée Neum, et 4 cartes d’identité scannées 2 fois.

Régine nous avait parlé d’un pont en cours de construction. En effet, la Croatie construit actuellement un pont pour éviter la Bosnie. Ainsi en remontant la Mer Adriatique, chacun pourra rejoindre la Slovénie depuis la Grèce sans mettre les pieds en Bosnie. Le pont de Peljesac évitera donc aux habitants de la péninsule de passer par la Bosnie pour rejoindre le reste du territoire croate.

L’après midi est consacrée à nous rapprocher de Zadar, lieu de rencontre avec la famille. Un petit port entre Brela et Omiš nous accueille pour la nuit.

Dimanche 6 janvier

Les enfants profitent de la douceur de ce dimanche matin pour jouer aux archéologues au bord de l’eau. Pendant ce temps, et c’est beaucoup moins drôle, les parents se lancent dans un nettoyage en règle de la maison. On est dans le cliché du camping-cariste : les tapis sont de sortis, du linge est étendu sur le pare-brise, des affaires trainent devant le camion, et les propriétaires se baladent avec leur mug en prenant des photos. Aïe aïe aïe, je crois qu’on est passé du côté obscur.

Bizarrement au bout d’un moment et très naturellement, les enfants nous rejoignent et s’installent dans leur siège. Ils sont prêts à reprendre la route. On a pas eu le temps de leur demander de venir, on a pas eu le temps de remplir nos mugs… Nos enfants sont parfois surprenants. On apprécie ces moments en journée. Ils compensent les couchers horribles que nous font vivre ces 2 monstres en ce moment ! Régulièrement, nous suivons le conseil de l’ancienne signature de Sothoferm, « Sortez de vos gonds », mais c’est plus un échec qu’une fierté.

Nous arrivons à Bibinje en fin de journée dans la maison pour préparer l’arrivée de Christelle, Adrien, Margot & Arthur

A demain 😉

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