La grande traversée

Le chapitre des Balkans se termine avec cette visite familiale. Nous reprenons la vie à 4, en plein air ou plutôt au chaud dans Ptit Gris, et nous lançons dans une traversée de 950km, l’équivalent Lille-Marseille pour vous situer. Nous sommes impatients de découvrir l’Italie, même si ce sera le dernier pays avant le retour en France ;(

Jeudi 10 mars : a voté !

Podgorica est une petite capitale ! Ses 200 000 habitants ne nous effraient pas pour y circuler. C’est donc stratégiquement ici que nous allons nous rendre à l’ambassade pour la procuration de Thomas pour les présidentielles 2022. Lucie est beaucoup plus organisée et a déjà validé sa procuration avant le départ. Elle n’aura pas la chance de découvrir l’ambassade ! Cette démarche n’est pas habituelle à en juger la réaction de la personne qui reçoit Thomas. Cette personne ne connait pas le papier rempli en ligne sur le site du gouvernement, ni même l’adresse mail de son service d’ailleurs. La scène est assez ubuesque mais aboutit à une procuration en bonne et due forme.

On peut démarrer le camion et régler le GPS sur Venise !

En cherchant un coin agréable pour la pause déjeuner, Rose aperçoit les 3 mâts d’un voilier que l’on connait bien. Elle le reconnait aussitôt et nous alerte !! Et quand Rose nous alerte, la terre s’arrête, il y a un tremblement de terre dans Ptit Gris, et l’excitation est à son comble pendant quelques instants… L’émotion ne redescend que quand nous sommes garés à quelques mètres du Maltese Falcon. Nous avions découvert ce bateau de luxe à Nauplie dans le Péloponnèse.

Malheureusement, c’est un vulgaire ferry qui nous permettra de rejoindre la Croatie. Le Maltese Falcon est un peu prétentieux !

Direction l’hôpital public de Dubrovnik pour les pieds tordus de Rose. Depuis quelques semaines, Rose se plaint de douleurs aux pieds lorsqu’elle marche. Méfiants au départ, nous pensions à une stratégie pour finir dans les bras de Lucie ou sur les épaules de Thomas. La réalité a chassé la méfiance : Rose a mal. La recherche d’ostéopathe est restée vaine, nous nous orientons directement vers les urgences pour rencontrer un pédiatre. Bonne pioche, après quelques minutes d’attente et quelques chaleureux couloirs d’hôpital arpentés, nous attendons de voir un pédiatre.

SURPRISE !

Une infirmière arrive avec une tige de test COVID ! Rose n’a ni le temps de se réjouir ni le temps de se moucher, PAF !

La pédiatre prendra le temps d’ausculter Rose en détails avant de nous annoncer que les jolies mignonnes verrues qui habitent sous l’orteil de Rose sont certainement la cause d’un mauvais positionnement du pied. Soignez les verrues et vous verrez (et surtout, vous serez loin !!)

On repart rassurés tous les 8 (Nous 4 et les verrues de Rose).

On profite de cette première journée de route pour avancer. Un programme qui plait bien aux enfants. Après le dîner, on les cale dans une cabane devant un DVD, en théorie, ils sont censés s’endormir ensuite (dans la réalité, ça n’arrive que rarement), et découvrir le spot le lendemain au réveil. C’est à Šibenik que nous faisons escale ce soir, à quelques mètres de la mer.

Vendredi 11 mars : ça roule !

Même programme aujourd’hui : on fait le plein, on le vide et on recommence. Pour l’instant, les prix croates de carburants n’ont pas atteints les prix de France (>2€/L en France contre 1,60€ en Croatie).

Les enfants apprécient ces journées dans le camion : ils jouent, ils chantent, ils lisent, ils écoutent les histoires, ils observent, ils commentent, ils travaillent un peu. Parfois le plus jeune d’entre eux s’endort. L’ainée, quant à elle ne passe à côté de rien : les yeux grands ouverts (la bouche aussi) !

Nous traversons les montagnes dans lesquels nous avions rencontré quelques ours auparavant. Nous scrutons le paysage dans l’espoir d’en apercevoir un à l’état sauvage. Sur les 1000 ours qui vivent en Croatie, y ‘en a bien un qui va nous faire coucou ???

La frontière slovène n’est qu’une formalité, et même presque pas : c’est la 1ère frontière où nos cartes d’identité ne sont pas scannées. On décide de se poser peu après pour ne pas manquer de découvrir les paysages slovènes. Ce pays est très court, et on compte juste le traverser… autant le faire de jour ! C’est donc à Podgrad, petit village sur notre route que nous passons la nuit.

Samedi 12 mars : caca mortel !

Ces heures de trajet nous ont permis de reprendre les listes de nos envies qu’on avait élaborées dans les 1ers mois du périple. Parmi celles de Merlin, il y avait « Faire du foot sur sur un vrai terrain de foot« . Ça tombe bien, nous sommes garés juste à côté d’un terrain. Tellement ému après quelques instants à taper la balle, Merlin déclare : « je viens de réaliser un rêve ! » Il en oubliera son ballon sur l’aire de jeux voisine. Ce n’est que le 3ème du voyage, puisque le 1er n’avait pas quitté la France, et que le second a pris le large (au sens propre) en Croatie.

Nous sommes plutôt en avance dans notre grande traversée, nous décidons d’approfondir la découverte de la Slovénie. Un château étonnant attire notre attention. Construit en majeure partie dans la roche, le château de Predjama est le plus grand château troglodyte encore debout. Édifié au XIIIème siècle, il est reconnu comme particulièrement résistant aux assaillants pour plusieurs raisons : il est construit au dessus d’un gouffre de 125 mètres de haut, les alentours sont totalement dégagés pour anticiper les assauts, et des cavités permettent aux habitants de survivre aux sièges (qui en fait n’en sont pas vraiment) en récupérant des denrées aux alentours sans être repérés !

Le comble est de survivre aux sièges et de mourir sur un siège ! Oui, c’est possible et les enfants ont beaucoup rit ! Erasme de Predjama, un chevalier respecté et comparé à Robin des Bois pour sa lutte sociale et sa vaillance connait une triste fin. Il meurt aux toilettes. Oui, les murs des toilettes étaient les plus fins du château. Cette info avait été découverte par les assaillants qui ont orienté un boulet de canon dans cette direction.

C’est la 1ère visite avec des audioguides, et les enfants se sont montrés très intéressés.

Pour la suite, nous avons repéré une ferme-accueil qui pourrait nous permettre de prendre une revanche sur celle de Croatie. Nous aimons le jeu, nous tentons notre chance !

Bonne pioche ! Nous sommes accueillis très chaleureusement et très naturellement. Les règles sont claires, les conditions d’accueil simples.

La cuisine est maison, avec les produits de la ferme et l’amour de la cuisinière. L’ambiance est très familiale, les enfants sont comme à la maison, nous aussi.

Dimanche 13 mars

Le ptit dej délicieux nous donne de l’énergie pour la journée. Chacun vaque à ses occupations. Pas de dangers visibles pour les enfants, nous sommes sans pression. Farniente et finalement, ça nous arrive rarement !

Après échange avec la propriétaire, il est possible pour Thomas de travailler dans la salle de resto. Nous prolongeons donc notre passage en Slovénie dans cette belle ferme au milieu des montagnes.

Lundi & mardi 14 et 15 mars : Garde à vous

École et travail dans des conditions agréables (même s’il fait un peu froid dans la salle de resto pour Thomas). Les enfants font la rencontre du cheval, des moutons et des poules. Ils passent énormément de temps à la maternité de la gendarmerie : des dizaines de gendarmes jonchent le sol pour le plaisir de nos enfants à la maltraitance maladroite. Ils sauront tout de même bien s’occuper d’eux.

Mercredi 16 mars : Douche

Après des douches indispensables, on termine « la grande traversée » pour rejoindre l’Italie d’ici quelques heures…

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