Gondolé gondolé !

Le bois travaille, il gondole. L’italien aussi…

Mercredi 16 mars

Nous quittons la Slovénie avec un peu d’inquiétude pour le passage de la frontière italienne. Nos échanges avec les voyageurs français et les quelques articles que nous avons lus en préparation de cette destination nous font penser que le COVID pourrait compliquer notre séjour, et même compromettre notre entrée dans ce beau pays…

On a pas vraiment eu le temps de stresser. Pas le temps, parce qu’on ne s’est pas rendu compte que l’on passait la frontière. Schengen fait des siennes dans ce secteur et nous évite de sortir nos cartes d’identité. C’est quasiment un flop pour notre dernier passage de frontière avant la France ! C’est trop simple, ça cache quelque chose, ça manque d’aventure ! Qu’à cela ne tienne, nous poursuivons !

La priorité aujourd’hui est le lavage de notre linge. Nous avons repéré un pressing proche de la mer, et à peu près sur notre route. Encore une fois, le timide travail préparatoire de notre itinéraire nous oriente vers une zone abandonnée. Nous arrivons dans un ville fantôme toute neuve ! Des immeubles entiers sont prêts à accueillir les bados de l’été. Ces mêmes immeubles sont bien surpris de découvrir un fourgon de 4 voyageurs français au mois de mars.

Jeudi 17 mars

Nous n’avons pas été embêté par nos voisins cette nuit. La proximité de la plage nous motive à y passer un moment avant d’aller au pressing. D’ailleurs, on se rend compte que celui-ci n’ouvre qu’à 15h00 ! La poisse, Venise nous attend, et on n’est même pas sûr que le pressing soit ouvert vu la population à cette période de l’année.

Nous prenons la décision de repartir avec notre linge sale. On avisera…

13H30 : nous sommes sur le pont de Venise ! Une aire de camping-car est installée à l’entrée de la ville. Nous n’espérions pas trouver de spot sauvage à Venise, nous acceptons le voisinage nombreux de ce spot. D’autant plus que nous pouvons nous brancher et avoir de l’eau, et que finalement, on aime bien les voisins de temps en temps !

Premier réflexe des enfants quand nous arrivons dans ce type de spot : demander s’ils peuvent aller faire le tour des plaques d’immatriculation pour savoir s’il y a des francophones. Au retour, ils nous font un bilan des nationalités présentes. De plus en plus précis, ils savent qu’une plaque belge ou suisse nous permet de communiquer en français. De plus en plus curieux, ils repèrent s’il y a des vélos à l’arrière des camping-car et évaluent l’âge des voyageurs.

Le spot est tout proche du départ du Vaporetto : le transport en commun local !

Cette 1ère découverte de la ville en bateau est très appréciable malgré le manque de soleil. La traversée par le grand canal nous permet d’apprécier l’organisation de la ville et son architecture et de nous réjouir pour la suite.

1ère escale place Saint Marco : où nous découvrons la magnifique Basilique San Marco et le Palazzo Ducale. La place est très animée, on comprend vite pourquoi ! Tout y est grandiose. Cette immense place rectangulaire n’est pas directement en contact avec les canaux aux gondoles. Mais dès que l’on passe les 1ers bâtiments de son enceinte, on se retrouve face à d’étroits canaux enjambés par une multitude de petits ponts. On a compté précisément, il y a 438 ponts.

L’ambiance GONDOLE est très présente. Ces longues barques noires très incurvées sont maniées de mains de maitre ! C’est étonnant de les voir manœuvrer. Au moment où le gondolier entame son virage, il n’en voit pas la sortie. Pourtant, ça ne frotte jamais. Il arrive quand même de voir ces pilotes se relancer contre les murs à l’aide de leurs jambes. Le trafic est dense en ce mois de mars : on essaie de s’imaginer ce que ça peut donner en période estivale.

Parfois, on s’aventure hors des sentiers touristiques. On se prend pour des aventuriers en arpentant des ruelles d’une largeur d’épaule. Bien souvent elles mènent à une impasse, ou plus précisément se jette dans un canal. C’est donc souvent avec un regard blasé que les aventuriers motivés de l’aller reviennent…

On se prête au jeu de photographier les magnifiques poignées de portes de la ville.

Un arrêt dans une librairie nous permettra de retrouver quelques livres en français ! Dont un guide d’Italie, ça tombe bien, on y est !

Direction le pont du Rialto : Il est le plus ancien des 4 ponts qui traversent le grand canal. Ensuite, nouveau pont : celui des Soupirs (ok, pour ceux qui connaissent un peu Venise, on fait pas les choses logiquement d’un point de vue géographique, on s’en excuse).

Cette passerelle couverte relie les anciennes prisons aux cellules d’interrogatoires du Palais des Doges. Son nom suggère le soupir exprimé par les prisonniers conduits devant les juges, lors de leur dernier regard porté sur Venise.

Nos yeux sont rassasiés pour cette journée, nous montons dans le 1er bateau-taxi en direction du parking-hôtel ! Nous choisissons « la formule offensive » pour rentrer vite : pas de passage par le sublime Canal Grande, mais un retour par l’autoroute de la mer.

Vendredi 18 mars :

Lucie se lève avec une migraine. Quand c’est comme ça, elle sait qu’elle ne verra pas le jour. Cette journée est donc inexistante pour elle. Elle sera racontée par les enfants.

Merlin, Rose, on vous écoute :

« Le matin, on mange notre petit déjeuner, on fait notre toilette et on va faire de la trottinette et on répare les barrières du parking. On dit que nos trottinettes sont des objets imaginaires.. Puis papa dit c’est un peu comme la semaine à 3. On prend le bateau. On se balade dans la ville, cette fois de l’autre côté par rapport à hier. Nous mangeons sur une place où il y a des pigeons et un musicien avec un accordéon. Tiens une belle poignée de porte! A Venise, il y a plein de belles poignées de porte, c’est magnifique! Puis nous allons visiter un monument que Merlin voulait visiter. Oh non, le monument est fermé. Papa m’a pris en photo devant pour avoir des souvenirs. Puis nous sommes allés à une grande église très belle. On est entré dedans, c’était géant. J’ai trouvé un petit post-it (prospectus), papa m’a dit non mais après il a dit oui. Je l’ai ramassé, je l’ai regardé, j’ai vu toute l’église entière. Je n’ai pas pu lire parce que c’était en anglais. On a visité toute l’église entière. On a pris d’autres post it au retour en français. Puis nous avons passé le reste de l’après midi à faire des tours de bateau, c’était magnifique. Il y avait même une île qui était trop belle. On a marché un petit peu et on acheté un tote bag pour maman où dessus il y avait une gondole avec d’écrit Venise.

Quand on est rentré on a fait du vélo. On a joué avec des barrières de parking, on en a reconstituées 3 et en même temps on s’est drôlement amusés. Puis on est retourné au camion, on a donné le tote bag qu’on avait acheté à maman.« 

FIN

Samedi 19 mars : La revanche de Lucie

Lucie n’a jamais vu Venise avec le soleil ! On va corriger ça dès aujourd’hui. La migraine de la veille s’est enfuie, tout le monde va bien. Après une nuit réparatrice, nous voilà à nouveau dans le Vaporetto pour approfondir notre découverte de Venise.

Notre 1ère étape : la basilique Santa Maria della Salute située sur la pointe entre le grand canal et l’autoroute de l’avant-veille. De cette pointe, la vue sur Venise en direction de la place est très chouette. D’autant qu’aujourd’hui le soleil illumine les façades colorées.

On prend le temps d’observer un dispositif courant dans cette ville : la grue à barque. Ingénieux système pour ne pas laisser les barques à l’eau. Le canotier s’insère dans des sangles accrochées aux poulies. Le pilote de la grue actionne les poulies au bon moment : le tour est joué : le bateau est capturé, ses passagers débarqués, et bientôt le canot bien au chaud ! Les enfants sont captivés… Ils le resteront en voyant le bateau suivant qui livre du poisson au restaurant local.

Près de cette basilique, une course à pied est en préparation. Thomas regrette de ne pas l’avoir su plus tôt, et les enfants imaginent qu’il va y participer… Dommage !

On a tous l’image en tête de « tu vas à Venise, tu fais de la gondole« . Pas nous, on a vite oublié cette idée vu les prix (80€ la petite demi heure). Radins de voyageurs qui ne font pas vivre les gondoliers !! Et bah si, figurez-vous ! Mais à fins utiles. Une fois coincés sur cette pointe, on nous propose de traverser à bord d’une jolie barque noire incurvée : une gondole quoi. Simplement, nous sommes 8 et la traversée ne dure que 2 minutes. Cela suffira à faire briller les yeux des enfants, et on peut dire qu’on a fait de la gondole à Venise. De notre côté, on a laissé notre romantisme à Fertevault en juillet dernier;)

L’obstacle du jour est tout aussi vicieux qu’une migraine et vous le connaissez bien : le COVID. En Italie, il peut nous être demandé le « Green Pass ». Il s’agit du pass vacinal 3 doses. Évidemment, nous n’avons pas nos 3 doses. Pour les restos et la plupart des transports en communs, 2 doses suffisent. Pour les musées, ce n’est pas le cas : il faut être irréprochable. Nous nous retrouvons donc coincés à l’entrée du magnifique opéra de Venise : la Felini. Nous sommes vexés car la veille, le pass de Thomas avait fonctionné avec les enfants pour entrer dans une église : un miracle probablement.

Vexés, mais têtus ! nous cherchons une pharmacie pour qu’un coup de coton tige nous donne accès à l’opéra. Malheureusement, nous essuyons 4 échecs et nous résignons à ne profiter que de l’extérieur de cet édifice somptueux.

On flâne dans les rues de Venise, en se laissant porter par la beauté qui nous entoure. On déambule de place en place en escaladant les statues qui s’y trouvent : voici l’exemple du lion de Venise, emblème visible partout, souvent avec un livre et une épée. Les enfants le repèrent sur de nombreux monuments.

Retour à Ptit Gris en fin d’aprem après un passage incontournable par l’aire de jeux de Venise… On organise la suite. Ptit Gris va désormais nous emmener vers un objectif sportif dominicale ! La course de Venise nous a donné des idées !

Dimanche 20 mars : Run’IN RIMINI

La veille (samedi donc), en regardant les courses prévues en Italie, nous découvrons qu’un marathon a lieu ce dimanche à Rimini. Ça tombe bien, c’est exactement là où on va pour la semaine de travail-école ! Le 10 miles est plus accessible que le marathon : ça suffira amplement à épuiser Thomas ! Levé motivé, direction les inscriptions : l’espoir est mince puisqu’il faut un green pass pour participer. Nouveau miracle : Thomas revient au camion annoncer l’heure du départ.

La course est impressionnante : 1800 participants sur le 10 miles sur un parcours au cœur de cette jolie ville et en bord de mer évidemment. 2 magiciens sont venus encourager Thomas, pour sa plus grande fierté !

Après quelques photos d’arrivée, Thomas retrouve sa tenue de voyageur pour arpenter les rues de la ville en touriste cette fois !

Passage obligatoire par l’aire de jeux au retour de notre balade. Nous décidons de rester garer au même endroit pour ce début de semaine : la cour de récré étant toute trouvée !

Lundi-mardi 21 et 22 mars : Joyeux anniversaire Maxime

Tout va bien !

Mercredi 23 mars

Après midi lessive ! Oui, après notre échec de jeudi dernier, nous avons retenté notre chance lundi soir. Un pressing nous tendait les bras à 5 minutes à vélo de l’endroit où on dort. Après une négociation musclée, Thomas repart avec son linge sale sous le bras. (110€, même repassé, ça fait chères les 2 lessives).

Donc, on retente notre chance dans une laverie automatique, et c’est bien plus concluant !

1H plus tard et seulement 12€ en moins, nous repartons avec un linge qui sent bon. Cette sensation est assez incroyable. On se surprend avec le nez sur l’épaule (la sienne !!).

Sur cette belle lancée, on se dirige vers un OBI, le Weldom italien. Les enfants réclament régulièrement de pouvoir reposer leurs pieds lors des trajets. On repousse (pas nos enfants) depuis longtemps, aujourd’hui, on a pas trouvé d’excuse.

C’est donc avec 3 belles planches et quelques vis que nous sortons fièrement de OBI. C’est un peu l’allure de tous les bricoleurs quand ils sortent du magasin de bricolage. A cet instant, ils sont encore confiants, la prise de cotes est fiable, le plan vérifié, et la liste de course irréprochable. Au 3ème passage à la caisse dans la même journée, la fierté est souvent remplacée par l’agacement, voir par une once de honte. Ce ne sera pas notre cas aujourd’hui, les enfants ont vérifié les plans : tout est conforme.

Nous emmenons ces belles planches jusqu’à l’état voisin : Saint Marin. C’est dans cette belle contrée qu’elles prendront vie : de la planche au support à pieds d’enfants.

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