Y a 1943 ans !

Les quelques jours à venir nous font faire un bon dans le temps de 1943 ans ! Les voyages ne nous font pas peur, ni dans l’espace, ni dans le temps. Nous sommes donc en l’an 79 (l’an Deux-Sèvres pour les historiens aguerris).

Mercredi 20 avril : dernière nuit en Sicile

Nous saluons l’Etna en le contournant par l’est pour nous rapprocher de Messine d’où nous embarquerons pour retrouver le continent. En attendant, une dernière nuit en Sicile nous attend, et c’est en face de l’église d’Acireal que nous la passons. Mais avant, une mission GAZ nous attend. Rendez-vous chez Monsieur Gaz : une adresse fièrement recommandée par de nombreux voyageurs français y ayant fait le plein. C’est donc confiants que nous arrivons dans cette entreprise entièrement dédiée au gaz. La veille, nous avons expliqué aux enfants l’expression : « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Mieux qu’une explication, voici une démonstration ! Le technicien est plus confiant que nous et nous assure que c’est ok avec notre embout polonais et/ou avec notre adaptateur français. Il s’éloigne de nous plein de confiance avec nos bouteilles vides.

A son retour, sa mine décomposée suffit… Il nous précise que l’embout n’est pas le bon et qu’il lui faut un embout gaz italien. Il nous précise qu’il ferme à 17H15 : ce qui nous laisse 1H entière pour trouver une solution !

  • 16H15 : Nous quittons M. Gaz en direction du magasin de bricolage le plus proche
  • 16H28 : Nous sommes gazouilles
  • 16H29 : Direction Leroy Merlin. Leroy Merlin pour réussir ?
  • 16H38 : Nous arrivons en courant dans le hall du Leroy Merlin, sans masque évidemment… Retour dehors, mise en place du masque, c’est reparti ! Pas de chance, ce Leroy Merlin a copié sur l’agencement d’Ikea… Il faut découvrir l’ensemble du magasin avant de tomber sur l’équipement gaz.
  • 16H45 : le responsable du rayon nous donne la pièce permettant de passer d’un embout polonais à un embout italien !
  • 16H52 : le passage à la caisse est rapide
  • 16H52 : Ptit Gris démarre, on est laaaarge ! seulement 10 minutes nous séparent de M. Gaz

Les techniciens sont surpris de nous revoir, et ravis de pouvoir nous dépanner. D’autant que c’est le gaz le moins cher que l’on aura trouvé en Europe, malgré les augmentations récentes !! Merci M. Gaz !

Au passage, c’est la dernière fois que l’on vit cette aventure gaz durant notre voyage (que l’on croit). Avec 2 bouteilles de GPL pleines, nous serons autonomes jusqu’à l’arrivée… Dommage 😉

Jeudi 21 avril : Retour sur la terre ferme

Nous démarrons Ptit Gris jusqu’au ferry dans la matinée. Nos semelles ne foulent même pas le sol du ferry. Seuls les pneus usés de Ptit Gris en auront la chance. La mer est agitée, elle agite la mère !

MISE EN GARDE : le Mercalm n’est efficace QUE SI ON L’INGÈRE ! Le fait d’en posséder une boite dans sa pharmacie n’évite pas le mal de mer. Fallait le savoir !

Nous quittons donc cette merveilleuse île en ayant complété nos souvenirs de jolis paysages, de villages perchés, et de vestiges du passé qui nous laissent toujours autant émerveillés.

Plus nous nous éloignons de l’Etna, et plus nous nous rapprochons du Vésuve, notre prochaine étape 😉

Nous consacrons ce jeudi à nous en approcher. Nous nous arrêtons dans un village balnéaire très calme à cette saison.

Vendredi 22 avril : Le Rat italien

Thomas a pris rendez-vous chez un ostéopathe à 20 minutes au Nord de l’endroit où nous avons passé la nuit. Seul hic, le rendez-vous est à 18H30. Nous prenons donc le temps pour une grasse matinée, une promenade sur la jetée, un circuit pour les trottinettes, et quelques danses devant la mer.

En soirée, nous rejoignons le village dans lequel Thomas a rendez-vous. Il est accueilli chaleureusement par Lucciano qui prendra soin de son squelette et des minces muscles qui l’entourent pendant près d’1H30. Malheureusement, la douleur au poignet n’est pas liée à un problème d’os… C’est donc remis et bien droit que Thomas ressort avec sa douleur au poignet.

Nous reprenons la route vers notre spot, face à la mer une nouvelle fois. Nous arrivons de nuit, nous n’en profiterons pas cette fois.

Samedi 23 avril : Cippollini, Pantani, Pompeii et bon anniversaire Marlyse

Nous arrivons à Pompeii en fin de matinée. Nos billets pour la visite du site antique sont réservés, et nous nous sommes renseignés auprès du camping en face de l’entrée pour s’assurer des disponibilités : « no problem, come, come ! »

No problem, sauf que quand on entre sur le parking du camping, y a à peu près 500 cyclistes en pleine préparation !!! On nous guide quand même vers l’office, où il est demandé à Lucie de donner sa pièce d’identité et de revenir en soirée pour accéder au camping. En attendant, faites demi-tour et allez-vous garer plus loin.

Ok, on est plutôt obéissants quand on est calme. On redémarre après une manœuvre périlleuse au milieu des 2 roues excités par le départ imminent de cette course autour du Vésuve. Nous suivons les indications données par le camping, mais ne trouvons jamais l’emplacement indiqué. Nous avons fait un détour de 25 minutes dans une circulation dense, et nous voici à nouveau devant cette entrée de camping !!!

Et nous ne ratons pas le départ de la course puisque nous sommes juste en face pour en profiter !

Nous attendons donc que les 1000 roues aient quitté le parking pour nous présenter à nouveau à l’office. Avec un peu moins de patience et ça devait se voir, le discours qui nous est tenu est différent : il y a désormais des places dans le camping et nous pouvons y accéder dès maintenant… Nous ne comprendrons que le lendemain le fonctionnement de ce camping ultra touristique à 50€ la nuit !

On a perdu un peu de temps, mais nous sommes à l’heure pour entrer sur ce site merveilleux. Les enfants sont très curieux de découvrir ce village détruit par un tremblement de terre en l’an 62 puis par l’éruption du Vésuve 17 ans plus tard. Le village semble immense et il l’était : 20 000 personnes vivaient ici au début du millénaire. Beaucoup d’entre eux, les survivants chanceux n’y reviendront pas. Les victimes du volcan sont au nombre de 2 000. Il faut imaginer qu’une partie de ces 2 000 personnes a consacré les 17 dernières années de sa vie à reconstruire sa maison dévastée par le séisme.

Contrairement à Herculanum, Pompeii n’a pas été couvert de boue après l’éruption du volcan, mais a « seulement » subit une pluie de lapilli (fragments de lave).

Nous avons préparé les enfants à cette histoire. Ils se sont passionnés de ce volcan et des villages alentours.

L’image du volcan en arrière-plan de Pompeii est assez glaçante : il est loin et finalement tellement proche quand on sait que le nuage de fumée (à 600°C) du 24 août dépassait les 25km de haut ! Cet après-midi là, il faisait totalement nuit dans les rues abimées de la ville.

L’émotion laisse vite place à l‘amusement. Le passé peut être triste, avec des enfants, le présent est toujours réjouissant ! Finalement la foule, le bruit, les groupes de touristes affolés de perdre leur guide facilitent la visite. On se détache du passé émouvant, un peu…

Il est très difficile de déambuler dans les rues de Pompeii : les routes faites de très grosses pierres noires sont criblées de trous. On voit régulièrement des personnes perdre l’équilibre, ce qui n’a rien de marrant, vous êtes d’accord avec nous. Nous découvrons aux carrefours les ancêtres des passages piétons : Incroyable, ils sont 50 cm au-dessus du niveau de la voie ! Les charrettes très nombreuses à cette époque dans ce village animé étaient fabriquées avec un écartement de roue ‘standard’. Ainsi en réglant les pierres à une certaine distance, la circulation pouvait se faire, et les piétons pouvaient traverser sans se mouiller les pieds les jours de pluie.

Des passages piétons comme ça aujourd’hui nous feraient ralentir, beaucoup plus qu’une simple peinture blanche à la coquille d’huitre !

Nous terminons cette visite épuisés. Les enfants sont aussi contents en sortant qu’en arrivant. Ils rejoignent le camping avec plein d’espoir de rencontres, d’autant qu’ils ont repéré des plaques françaises dans notre voisinage !

Ringo ! Y a des français, des enfants français. C’est parti pour de nouvelles aventures balle au pied.

Avant cela, Merlin aura eu le temps de tomber d’un oranger ! Une belle chute, les dents dans la terre. Pas suffisante pour bloquer l’envie de rejoindre les jeunes voisins.

Une nuit paisible sous les orangers de Pompeii pour préparer notre ascension du Vésuve le lendemain.

Dimanche 24 avril

Nos voisins de camping (originaires de Coulonges sur l’Autize) nous ont annoncés que la visite du Vésuve nécessite une réservation en ligne et que c’est complet aujourd’hui. Mais Saint Thomas ne croit que ce qu’il voit, et Sainte Lucie… aussi !

En route pour le Vésuve 😉

Nous attaquons l’ascension de ce volcan de 1000m de haut (contre plus de 3000 pour l’Etna). Nous en avons fait le tiers quand nous voyons un panneau « TICKETS » juste à côté d’une place de parking. L’aimable vendeuse est désolée de nous expliquer qu’il faut réserver en ligne, son entrée et sa place de parking… Nous repartons avec l’ensemble des infos nécessaires et surtout l’envie d’une revanche sur ce volcan que nous n’avons pas gravi !

En vrai camping-cariste (oui, vous verrez, on a bien changé), nous nous dirigeons vers l’aire de camping-car la mieux pour visiter le Vésuve dès mercredi après-midi.

Aïe, l’aire est complète ! Le propriétaire nous ouvre quand même le portail pour que l’on fasse demi-tour : Lucie commence une douce négociation, elle sent la faille chez ce propriétaire mal à l’aise de nous refuser l’accès à son aire. Finalement, Thomas finit par descendre aussi, puis Rose puis Merlin. La négociation prend une autre tournure. Il ne cherche plus à refuser, il cherche l’emplacement provisoire où nous accueillir en attendant qu’une place plus adaptée se libère.

Rose est très à l’aise avec Salvadore : elle se présente puis lui demande son prénom. Il semble très troublé par cette petite minette pas trop timide. Elle a bien grandi, notre fille.

Nous déjeunons rapidement dans un ptit gris très en pente car nous avons repéré un musée que nous souhaitons visiter cet aprem…

Nous descendons en direction de la mer, en direction d’Herculanum, et surtout en direction du musée MAV : Virtual Archaeological Museum

Nous voici replongé en 3D au milieu du théâtre romain d’Herculanum. Nous conduisons un drone pour découvrir ce village enseveli par une coulée de boue à la suite de l’éruption. Plus de détails sur l’histoire tragique de ce village dans la journée de lundi. Nous poursuivons et sommes guidés par des voix (en français) qui s’activent à notre passage. C’est impressionnant et efficace.

Nous terminons cette visite par une reconstitution vidéo (avec explication en français une nouvelle fois) de la journée du 24 août 79 ! Les images sont percutantes, le son nous lève les poils, les enfants sont silencieux. Nous aussi. On a beau avoir raconté l’histoire du volcan aux enfants, il leur était difficile d’imaginer l’intensité, la rapidité et la violence de cette catastrophe naturelle !

D’ailleurs depuis, ils ont beaucoup de mal à s’endormir le soir. Ce qui nous rassure, c’est que c’est le cas depuis notre départ le 16 juillet !

Nous reprenons la route de l’aire de camping-car. Une belle cote nous en sépare ! On souffre, on souffle.

Pendant notre absence, Salvadore, à qui nous avions laissé nos clés, a déplacé Ptit Gris dans un coin de l’aire. C’est tellement complet que nous ne sommes pas sur une place, mais à l’écart (c’est bien) devant l’aire de jeux (c’est très bien).

Lundi 25 avril : Joyeux anniversaire le Café des Arts (enfin libre 😉

C’est la reprise pour Thomas et bien souvent Lucie et les enfants ne s’octroient qu’une semaine de vacances sur les 2. Mais cette fois-ci, la reprise de l’école va se faire un peu différemment : Rose, Merlin et Lucie attaquent la semaine par une visite historique qui complète celles du week-end. Armés de sacs à dos, encas, eau et crème solaire, ils partent visiter le site archéologique d’Herculanum. La ville d’Ercolano n’a pas été épargnée par l’éruption de 79. C’est une petite cité en ruines mais plutôt bien conservée. En effet, contrairement à Pompeii, les vestiges ont été enfouis sous la coulée de lave et ceci en a permis une meilleure conservation. Les enfants sont très intéressés par l’architecture et les différents lieux de la cité (boutiques, tavernes, maisons et jardins, termes…) Lucie s’improvise guide, aidée par Rose pour la lecture des explications. Rose et Merlin, très concentrés, posent de nombreuses questions.

En fin de journée, après avoir bien marché et bien appris, ils rejoignent Thomas au camping. Les nouvelles voisines françaises, Olivia et Juliette occuperont les enfants pour le reste de la soirée. C’est quand il fait nuit que l’on fait remarquer aux enfants qu’il est de temps de rentrer…

En soirée nous réservons notre visite du Vésuve pour mercredi après-midi pendant qu’une invasion sournoise se prépare. Un millier de moustiques environ s’introduit dans Ptit Gris et prépare une attaque dans les règles de l’art…

Mardi 26 avril

Ce matin, le petit déj et l’habillage se font rapidement, les copines attendent pour jouer ! Donc pas d’école aujourd’hui ou alors un peu plus tard. Mais quand elles partent pour des visites avec leurs parents, les enfants ne semblent pas décidés à s’y mettre. Ok, journée cool, on va faire un peu d’activités manuelles. On travaillera mieux demain… peut-être !

Lucie, Rose et Merlin profitent de ce temps estival. Thomas est renfermé dans Ptit Gris, très concentré. La fin de journée sera consacrée à quelques jeux pour s’arroser, se courir après avec les voisines avant leur départ et ramassage de petits escargots. Finalement les objectifs pédagogiques sont un peu remplis entre arts visuels, découverte du monde, activités physiques et sportives et socialisation !

On se barricade dans Ptit Gris pour la nuit, faisons la chasse aux moustiques, se badigeonnons de spray anti moustiques et d’aloé vera. On est parés !

Mercredi 27 avril

Ce matin, les enfants réussissent à travailler un peu… 1h ? peu importe, c’est encore un peu les vacances ! Quand Thomas termine sa matinée de travail, nous levons l’ancre pour partir visiter le Vésuve. Oui, après avoir visité Pompéii et Herculanum, on avait envie de voir celui qui a provoqué tout ça ! Le parking et la visite sont donc réservés, on monte ! Première impression en arrivant au parking (qui est en fait une rue avec des stationnements sur le côté) : un certain manque d’organisation. On a déjà un peu perçu cela chez nos amis italiens. La route, qui est en double sens, ne permet pas à 2 voitures de se croiser. On croise les doigts pour ne pas se trouver nez à nez avec un autre camion.

Une fois garés, nous nous présentons pour prendre une navette qui nous permet de faire les derniers km jusqu’au départ de la randonnée sur le Vésuve. Là encore, on nous fait monter et on attend encore 1/4 d’heure (ils finissent leur déjeuner!). Le parking final est juste du grand n’importe quoi, avec des minibus, des taxis et même des énormes bus qui vont et viennent sans aucune logique de circulation et font demi tour au milieu des touristes.

L’ascension du Vésuve est raide. Il nous reste à peu près 40 minutes de marche avant d’être au plus près du cratère. Contrairement à l’Etna, il fait chaud !

Le paysage est moins noir mais nous retrouvons ce décor un peu lunaire. Nous faisons régulièrement des haltes pour des sauvetages de lézards ou scarabées qui pourraient rencontrer des pieds de touristes. Là-haut, c’est impressionnant. Le cratère est juste là, c’est vertigineux. Nous pouvons apercevoir quelques fumées s’échapper ici et là. Pas très rassurant.

Du haut de ce volcan, la vue sur Naples est impressionnante. On domine cette ville immense qui s’étend en bord de Méditerranée. Herculanum semble très proche, on imagine la vitesse à laquelle le torrent de boue a recouvert ce village. D’autant que la pente est raide jusqu’au bord de mer. Pompeii est de l’autre côté du volcan, nous ne l’apercevons pas.

A la descente, même topo, même désorganisation. Tu attends ta navette, tu ne sais pas où et pas d’ordre pour y monter, c’est au plus rapide ! Quand nous envisageons de redescendre par la route à pied, nous avons la chance d’avoir les 3 dernières places ! On négocie pour mettre Merlin sur nos genoux.

Après cette belle marche, nous prenons la route pour nous rapprocher de la capitale. Nous nous arrêtons à Artena, joli petit village perché dans les montagnes. Nous avons repéré un spot sur les hauteurs avec une vue imprenable.  Pour y accéder, c’est un peu sport, les cotes sont raides mais Ptit Gris en a vu d’autres. Avant cette nouvelle ascension, nous achetons des pizzas dans le village.

Arrivés là-haut, un camion est déjà installé. Les places à plat sont chères, on est obligé de se stationner proche de nos voisins. Espérons qu’ils ne le prennent pas mal.

Nous dégustons nos pizzas face aux montagnes qui nous entourent !

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