The end

Nous quittons la foule de la cote italienne pour profiter des paysages merveilleux que réserve ce parc naturel aux plus curieux. Notre destination a beaucoup surpris les quelques personnes avec qui nous l’avons évoquée. Çà nous donne encore plus envie d’y aller 😉

Dimanche 15 mai : La vie en jaune

Nous arrivons dans cette petite ville située au cœur des basses montagnes du parc national dell’Appenino. Avant de nous installer, nous recherchons le coworking repéré pour l’embauche de Thomas le lendemain matin. Les infos en ligne ne sont pas très claires. Les infos sur place sont inexistantes. Un habitant de l’adresse précisée sur googlemaps ignore l’existence d’un espace de travail partagé. Pas très rassurant. Un passant nous donne le numéro du Père Dario qui semble être très connu dans le quartier. Sans réponse à notre appel téléphonique, nous entamons notre recherche d’un spot en ville près de cette zone.

Nous profitons de la vieille ville située de l’autre côté de la rivière pour une promenade découverte. Nous tombons sur la fin d’une grande fête : le Tour Day. Une fête qui semble géniale : l’idée est de régaler les participants de toutes les saveurs locales pendant 2 jours ! Une des spécialités locales est le Tourday (nous n’avons pas trouvé l’orthographe réelle de ce mot familier qui désigne des ravioles). Nous nous installons en terrasse pour observer la fin de cette animation. Les 2 mascottes de l’évènement font bien rire nos enfants : ils finissent dans les bras les uns des autres 😉

Lundi 16 et mardi 17 mai : Bon anniversaire Matoo 😉

Réveil soucieux pour Thomas qui espère ne pas avoir à trouver une nouvelle solution pour travailler. Arrivé devant l’entrée du monastère, oui, le coworking est censé s’y trouver, porte close… Thomas entre dans un lycée voisin pour chercher des infos. Le secrétaire lui précise qu’il doit appeler le Père Dario ! Décidément, cet Homme est partout 😉

Thomas finit par avoir Père Dario en ligne, et lui annonce qu’il arrive dans 15 minutes. 45 minutes plus tard, cet ecclésiastique arrive alors que Thomas travaille sur le parvis de l’église voisine. Père Dario vient vers lui et l’emmène jusqu’à une salle qui sera le bureau des 3 prochaines journées ! Un démarrage surprenant pour un aboutissement qui l’est tout autant.

La 1ère séance de coworking de Thomas le 23 août à Helsinki dans la bibliothèque s’était soldée par le vol de son vélo. La dernière séance se déroule dans un monastère. Le tour d’Europe des coworking aura été passionnant 😉

En soirée, nous faisons le choix de nous déplacer. Le parking sur lequel nous sommes stationné est très animé. Nous avons repéré le parking d’un couvent qui semble plus calme et surtout, pus ombragé. Nous y passons les 2 nuits suivantes.

Mercredi 18 mai

Pour ce dernier « week-end » en Italie, nous cherchons un petit coin de nature pour se poser et proche d’une rivière pour pouvoir se rafraîchir. Les bords de mer commencent à être vraiment bondés et nous aspirons à un peu de tranquillité. C’est au bord de la rivière Vara que nous trouvons notre spot de rêve. A peine descendus du camion, les enfants se retrouvent les pieds dans l’eau à construire des barrages.

Jeudi 19 mai : un barrage peut en cacher un autre !

L’eau dans laquelle les enfants ont joué hier soir a monté de quelques centimètres ce matin, presque 25 ! Les barrages construits hier sont immergés mais cela ne les découragent pas pour autant: ils s’attellent à un construire un nouveau. En voyant le niveau baisser à vue d’œil, les enfants pensent que leur barrage fonctionne bien. En réalité, en recherchant sur google maps, nous comprenons que nous nous trouvons non loin d’un barrage, un vrai !

Une journée comme on les aime : farniente, jeux d’eau, repas à pas d’heure, sieste…

La journée se termine par un reportage censé nous préparer au retour. Tout le monde apprécie, mais on est tous d’accord ! Ça donne plus envie de partir que de rentrer, non ?

Pour les curieux, le voici : « Génération tour du monde, le voyage d’une vie« 

Vendredi 19 mai : J-1 ?

Au ptit dej, on se rend compte que le frigo (sur gaz) est éteint. On le rallume. Mais nos cafés n’auront pas le temps de chauffer !! Panne de gaz 😉 Une dernière…

Mais qui nous oblige à changer nos plans. Puisqu’on n’arrive pas à faire remplir en Italie, on doit se rendre en France pour acheter une bouteille française et sauver le contenu de notre frigo.

Pour le café chaud du matin, on se rappelle le leitmotiv des enfants pendant ce voyage : « y a toujours une solution !

Nous profitons une nouvelle fois de cette rivière sans danger pour laisser les enfants apprécier la liberté. Une belle phrase pour dire qu’on a un peu de temps tranquille 😉

Nous plions le camion pour repasser en mode conduite. L’organisation est ficelée désormais. On repasse à l’arrière toutes les affaires entassées devant aux pieds du conducteur et passager. Pendant une bonne partie du voyage, nous étions habitué à laisser le poste de conduite prêt à partir, en cas de problème. Après plus de 300 nuits dans une Europe où l’on se sent bien, le siège conducteur reste en position « pas conduite ».

On remarque rapidement que tout est fait pour que l’on reste + longtemps… Travaux après 300 mètres, nombreux bouchons sur l’autoroute, météo qui se dégrade, …

Les enfants sont surexcités ! Partagés entre l’envie de rentrer et l’envie de rester, les émotions sont intenses !

Rose demande une dernière baignade dans cette rivière italienne

Merlin nous annonce que c’est la dernière fois qu’il se mouche en Italie…

Le trajet est plutôt silencieux. Chacun vaque à ses pensées. On observe parfois du coin de l’œil des yeux brillants sur la banquette arrière.

17H30… La France, c’est par là !

17H35… Il ne nous reste que 250m

De l’autre côté du tunnel, la France !

Où il en reste encore un peu à vivre 😉

« The end »

Ecoutez !

Les 3/5 terres

Cinque Terre pour 5 villages de pêcheurs au milieu d’un parc naturel. Notre emploi du temps (nos grasses mat’ copieuses) ne nous permettra de découvrir que 3 de ces villages merveilleux. Mais avant, place au travail et à l’instruction !

Lundi 9 mardi 10 mercredi 11 mai : Agliana

Le coworking qui accueille Thomas est dans une petite ville de la banlieue de Firenze. Son parc est parfait pour passer les 3 prochaines journées. L’étang qui s’y trouve regorge de surprises : des poissons rouges (les mêmes que dans un aquarium) mais qui auraient mangé un champignon dans Mario, des tortues, des oies, des canards… De quoi occuper les récrés et susciter de nouvelles questions de nos enfants curieux !

Nous avons vidé une bouteille de gaz, donc finalement nous revivons une dernière fois cette chasse au trésor que nous aimons tant. Et cette fois, elle n’aboutira pas… En fait si, elle aboutit à de belles rencontres, mais sans gaz 😉 On abandonne, on boira moins de café, plus de café belge jusqu’à notre retour en France.

Nous poursuivons notre route pour atteindre les Cinque Terre dans la soirée.

Jeudi 12 mai

C’est à Tellaro que nous avons atterri. C’est Park4night qui nous a orienté ici, et finalement c’est un parking interdit aux plus de 2 mètres de haut qui nous accueille.

Au stade de l’idée de ce voyage, nous avions opté pour un van (<2m en hauteur), pour sa taille, son côté passe-partout, et sa hauteur qui permet d’accéder à tous les parkings. Le test que nous avions réalisés sous la pluie à La Rochelle nous avait vite orienté vers un fourgon (où toute l’organisation reste en place). Et nous n’avons pas regretté : pendant les 300 nuits de ce voyage, nous n’avons que rarement été confronté à ce type de situation où le van aurait débloqué la situation.

D’ailleurs, la situation n’est pas bloquée, nous fraudons !! Le parking est vide, c’est donc sans scrupule que nous squattons la place d’un autre.

S’ensuit une journée plage avec une pause déjeuner au camion !

Vendredi 13 mai : Joyeux anniversaire Mamie Isabelle

Même journée : plage, baignade, et découverte du joli village en soirée ! On n’est pas dans un des 5 villages des Cinque Terre, mais c’est déjà très joli !

Samedi 14 mai : 1 terre

Ptit dej avec vue sur la mer avant de prendre la route vers le 1er village : Monterosso Al Mare. Arrivés sur place, nous laissons Ptit Gris en haut de la montagne et descendons un chemin de randonnée (200 mètres de dénivelé sur un chemin de pierre, ça fait rêver les traileurs ?) pour rejoindre le village situé au niveau de la mer.

Nous comprenons rapidement l’engouement pour ce 1er village des 5. Situé au nord des 4 autres Monterosso est le seul à offrir une plage digne de ce nom ! Et elle est populaire. La météo s’y prête, nous en profitons nous aussi 😉

Après une baignade rafraichissante, nous découvrons la partie Nord du village dans lequel a été construit la gare qui nous permettra de prendre le train le lendemain. Nous ne trainons pas, les 200 mètres de dénivelé nous attendent.

Dimanche 15 mai : 2 terres

Pour aujourd’hui, nous avons choisi la formule « fainéantise ». C’est Davide, le propriétaire de l’aire dans laquelle nous sommes stationnés qui nous conduit jusqu’au village. Moins fatigant et tout aussi agréable !

Nous fonçons vers la gare pour prendre le prochain train en direction du sud !

C’est assez incroyable de pouvoir prendre le train sur cette cote magnifique ! C’est le cas jusque dans le sud de l’Italie en fait. La voie ferrée est très proche du littoral. Nous profitons du paysage un court instant, car la durée de voyage correspond plus à un trajet en métro qu’à un trajet en train.

Nous arrivons en gare de Vernazza. Ce 2ème village des Cinque Terre est moins étendu. Mais il est tout aussi charmant : la ruelle principale (bondée) nous entraine vers le petit port de pêche. L’église du village est construire là en bord de mer !

Nous découvrons les ruelles, les escaliers, les maisons des habitants. Ces villages sont toujours habités de locaux et ne sont pas uniquement des B&B ou des chambres d’hôtes. Les villages sont restés authentiques, ça fait partie de leur charme !

Le 3ème village Corniglia est perché : les 388 marches (nombre vérifié par notre huissier Rose) qui le séparent de sa gare sont sélectives. On se dit que l’on sera moins nombreux là haut que dans le village précédent. En fait, on se dit ça, quand on monte les marches et surtout quand on a pas vu qu’une navette gratuite fait la liaison entre le centre historique et la gare. Nous ne sommes pas vexés, Rose et Merlin ont révisé les unités, les dizaines, les centaines, et nous avons tous fait un peu d’exercice.

La descente se fait aux pas de course après que Merlin ait lancé un défi du « 1er en bas » !

Retour à Monterosso quelques minutes plus tard, et nous retrouvons Davide qui nous remonte à Ptit Gris sans que l’on force ! Nous quittons l’aire après avoir croiser des voisins de Charente Maritime. C’est de moins en moins rare… C’est une transition, des rencontres en homéopathie pour nous habituer à revivre avec des français.

Le retour fait désormais partie de notre quotidien. Dans nos discussions, dans notre organisation, dans notre agenda. Nous sommes préparés (par de nombreux voyageurs) à une période de réadaptation. Nous sommes sereins pour les enfants qui se réjouissent de tout. Nous le sommes moins pour nous… L’été va être très agréable : retrouver nos proches, profiter de notre maison l’été, partir en vacances… Mais on appréhende l’automne ! C’est un appel au soutien, on compte sur vous 😉

Pour la dernière semaine de travail/école à l’étranger, nous avons fait le choix de nous écarter des zones touristiques. Nous prenons la route vers une petite ville des montagnes Pontremoli, où un coworking surprenant attend Thomas

Mienne, tienne, …

On serait bien restés 2 ans à Rome tellement il y en a à voir ! Cette ville est incroyable, comme la plupart des capitales européennes, mais elle a quelque chose de particulier : son Histoire, son passé vous sautent aux yeux et les remplissent d’étoiles.

Dimanche 1er mai : Bel anniversaire Camilloux 😉

A l’insu de notre plein gré, nous nous retrouvons dans une belle petite bourgade balnéaire très propice à une sortie vélo ! Ça tombe bien, y en a 4 qui nous suivent depuis le début du voyage (parfois 3 seulement). Nous enfourchons nos bolides à la recherche de sensations dans cette forêt de pins de la réserve naturelle DUNA FENIGLIA. Une promenade qui ne se termine pas sans sortir l’outillage nécessaire pour le vélo de Merlin. Le bougre a déraillé, et un joli cache de pirate camoufle chaîne, plateau et pignon… Décidément, pour faire du vélo, faut être bricoleur !

En route vers Grosseto où nous avons repéré un coworking près d’un parc.

Belle découverte, le parc est très agréable et très apprécié. Les locaux sont nombreux à venir profiter de cet espace vert. Les enfants sortent les trottinettes pour tester le chemin goudronné qui entoure ce parc.

Lundi 2 mai, mardi 3 mai : on bosse !

Studieux malgré les tentations, les enfants continuent de progresser. Le temps d’école n’est pas énorme mais les progrès sont flagrants. C’est rassurant pour la maitresse et pour le parent d’élèves exigeant ! Les températures estivales obligent la classe à s’exiler à l’extérieur du camion. La concentration est plus difficile, mais les sujets d’apprentissage sont infinis. Tout le monde s’y retrouve.

Un point d’eau artificiel accueille de nombreux têtards. Certains d’entre-eux finiront dans Ptit Gris, dans la boite dédiée aux divers animaux capturés tout au long du voyage.

Le coworking est à 2 pas, Thomas embauche à vélo.

Mercredi 4 mai : corvées

Les corvées de vie nous occupent une bonne partie de l’après-midi ! Nous nous installons en soirée dans un charmant village non loin de PARI. Les enfants profitent de la structure pendant que nous calons exceptionnellement le camion avec nos rehausseurs plastiques : nous avons plutôt pris l’habitude de ne pas les utiliser quand nous sommes sur un spot sauvage.

Thomas va courir dans PARI et revient par la campagne. Les sous-bois sont couverts de traces de sangliers : la terre est retournée sur des surfaces importantes. Les sangliers sont très nombreux dans cette zone de l’Italie. Thomas aimerait autant les croiser dans son milieu naturel à l’apéro en saucisson qu’en forêt dans leur milieu naturel !

Jeudi 5 mai : il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille !

En fait pas vraiment, tous les têtards sont morts. Nous sommes en deuil.

Au programme, visite de Sienne. Sauf que la pluie nous motive plus à jouer dans le camion qu’à déambuler en ville… Nous ne bougeons qu’en fin de journée pour nous rapprocher de cette nouvelle ville à visiter en espérant pouvoir le faire le lendemain.

Nouveau spot déniché par Lucie. C’est un parking ombragé (quand il fait beau) sous une église qui nous accueille pour la nuit. Le plus, une fontaine d’eau à disposition. C’est très courant en Italie : on trouve des fontaines partout. Les locaux viennent remplir des réserves importantes. Nous ne savons pas encore pourquoi. En tout cas, ça nous facilite grandement le voyage 😉

Vendredi 6 mai : Magie Sienne/ Joyeux anniversaire Marion et Jules!

Nous stationnons notre camion en bas de la ville et nous chaussons pour monter jusqu’à son centre historique perché. Nous n’avons pas passé l’enceinte fortifiée que nous sommes ralentis par un marché aux plantes : ça donne envie de jardiner ! Et si on faisait pousser des légumes sur le toit de Ptit Gris ?

Après une dégustation des lasagnes magiques de Sienne, nous nous relançons dans la découverte de la ville.

Nous arrivons sur la place principale, la piazza del campo, où se déroule 2 fois par an une course à cheval depuis 4 siècles. Nous découvrons cette tradition grâce aux nombreuses photos exposées dans les vitrines de la ville. (En vidéo ici)

Notre visite est brève. Nous sortons de 3 jours intenses à Rome, nous ne foulons pas le sol d’un musée !

San Gimignano

La Toscane regorge de villages pittoresques. Nous en avons sélectionné une partie, et San Gimignano en est ! Mais à notre arrivée, on nous fait tourner en bourrique ! Le camping-cariste est le bienvenu ici, mais dans le village voisin. Le seul parking qui accueille ce type de véhicule est situé dans le village voisin : des navettes au prix variables permettent de revenir visiter le village. Trop organisé pour nous, tout ça ! On s’installe discrètement sur un parking dans une zone résidentielle.

Nouvelle ascension vers ce village au 14 tours ! Dans le passé, c’est plus de 70 tours qui avaient été construites par les riches propriétaires pour montrer leur puissance. Un jeu de coq qui profite aujourd’hui au village devenu touristique.

Nous dormons non loin de ce beau village avec une vue agréable sur les 14 tours.

Samedi 7 mai : Firenze/ Bon anniversaire Vincent et Sandile!

Florence, en français, est une des villes incontournables d’Italie. Nous allons vite comprendre pourquoi !

Nous nous installons dans une aire de camping-car en fin de matinée avant de filer en ville en bus. Bus que nous attendons pendant près d’une heure. Décidément, on a la poisse avec les bus.

Nous avons repéré le musée Galileo que nous rejoignons en découvrant le Ponte Vecchio. La ville est très fréquentée, le tourisme y est une des principales ressources économiques.

Dimanche 8 mai : Firenze/ Joyeux 1 an Paul!

Nous avons réservé des billets pour profiter des plus beaux monuments de la ville sans faire la queue. Nous commençons par aller toucher la truffe du sanglier : La légende veut que celui qui la touche est assuré de revenir à Firenze dans sa vie ! A voir la truffe polie, il doit y en avoir des mains qui l’ont caressée…

Nous traversons un marché couvert proposant uniquement des objets en cuir, nous croisons puis suivons une fanfare qui nous mène vers notre prochaine visite : la Giotto’s Campanile. Nous gravissons 414 marches pour nous retrouver à 82 mètres d’altitude et pour profiter d’une vue incroyable sur la ville. La vue sur la cathédrale Santa Maria Del Fiore est imprenable : nous voyons aussi son dôme impressionnant dans lequel nous serons en début d’après-midi.

Pour bien digérer notre pizza (oui, Véro, pas très diététique notre alimentation), nous nous orientons vers les 463 marches qui nous séparent du dôme. Ces quelques marches nous permettent d’accéder au dôme de 45 mètres de diamètre. Ce que nous découvrons est comparable aux monuments et aux œuvres du Vatican. C’est une prouesse architecturale et artistique. La vue intérieure laisse sans voix.

Pour retrouver l’air extérieur, il faut poursuivre son ascension entre le dôme et son « tambour » (un dôme autour du dôme). L’espace est réduit. Lorsque l’on tourne autour du dôme il faut parfois monter les marches penchés . Quand on monte droit vers le dôme les marches suivent sa forme arrondie.

Du dôme, nous passons à la crypte qui présente les vestiges de l’église construites avant la cathédrale. Sortie de la crypte, direction le baptistère Saint Jean. Après avoir profité de cette concentration de monuments, nous profitons du soleil pour nous promener.

Un concert freine Rose, Lucie et Thomas, mais il lance Merlin dans une danse effrénée qui fait rire les musiciens 😉

Nous remontons dans le bus pour reprendre la route en direction d’Agliana, notre spot de début de semaine 😉

Tous les chemins y mènent…

On dit que tous les chemins mènent à Rome. Nous avons commencé à vérifier, et il se trouve que le chemin que nous avons emprunté nous y mène… De là à dire qu’ils y mènent tous, y a un peu de route !

Jeudi 28 avril : Joyeux anniversaire Arthur

Asseyez-vous, faites-vous chauffer une tisane…

Réveil avec le soleil et la chaleur. Ce spot magnifique nous donne envie de traîner mais Rome nous attend. Nous prenons tout de même le temps d’observer les énormes lézards verts, de jouer dans la fontaine et de discuter avec nos voisins belges, très sympathiques.

C’est vers 12h que nous arrivons à Rome. Nous nous stationnons pour quelques jours dans une aire de camping-car bien située pour rejoindre le centre en bus. Nous déjeunons rapidement pour profiter de cette belle capitale. L’arrêt de bus se situe juste devant l’aire, pratique ! Et il y a des bus toutes les 15 minutes. On trouve que l’attente est un peu longue mais finalement au bout de 45 minutes, le bus arrive !

Notre visite de Rome est principalement guidée par les lieux où sont passés Candice et Maël (vous vous souvenez ? les personnages principaux de l’histoire racontée tous les soirs depuis la République Steak). Les enfants sont impatients de découvrir le Colisée, la Fontaine de Trévi, le Panthéon, et le Vatican. Sauf que Maël et Candice avaient rencontré le pape, et les enfants se sont mis en tête qu’ils le verraient, eux aussi… Peut-être 😉

Notre première déambulation dans Rome se fera autour du Colisée. Nous n’avons pas pris de billets pour le visiter et tout est complet. Nous sommes projetés dans cette foule de touristes (on n’est pas fans) et cramponnons bien nos enfants. Le Colisée est gigantissime. La hauteur est incroyable, on se sent tout petit au pied de ce monument emblématique. Nous profitons des alentours aménagés pour nous promener et expliquer aux enfants l’histoire de cette « ruine » : combats de gladiateurs, combats avec des fauves et des prisonniers. Ce théâtre romain au cœur de la ville pouvait accueillir jusqu’à 50 000 spectateurs (en plus des téléspectateurs). Son voisin le cirque Maxime (quasi invisible aujourd’hui), accueillait les courses de chars et pouvait recevoir jusqu’à 250 000 spectateurs (sans le streaming). Tout prêt du Colisée se trouve également l’arc Constantin. Les arcs étaient édifiés dans Rome à chaque retour victorieux de l’armée romaine, et des retours victorieux, il y en a eu !

En quittant le Colisée, nous nous perdons près du forum romain : il s’agit d’un ensemble de monuments situés entre le Colisée et le palais de Venise. L’entrée nécessite des tickets que nous n’avons pas réservés… Nous nous contentons d’admirer ce village au cœur de la ville depuis l’extérieur. Nous finissons par trouver une basilique à l’entrée libre, la Basilica di Santa Francesca Romana. Les enfants pillent les cartes religieuses gracieusement proposées. On profite de chaque recoin de l’édifie : les enfants adorent se promener dans les églises : ils cherchent les cryptes, les cierges à allumer, les cartes avec des images de personnes dont on a jamais entendu parler… Dans cette basilique, on tombe sur une urne dans laquelle il est proposé de déposer un vœu ou une prière. Il n’en fallait pas plus pour motiver Merlin : il se lance : « Merci ». Son remerciement s’adresse à Ste Françoise dont le squelette repose juste en face derrière une paroi de verre.

A la sortie, on continue de longer le forum romain jusqu’à la Piazza Venezia où se trouve le palais. Nous entamons l’ascension des quelques marches qui nous séparent de la terrasse dominant la place. Nous croisons Emmanuel II, fier, sur son cheval immobile dirigé vers la Via del Corso, une des rues principales du cœur de la ville. Pas suffisant pour ralentir la course que Merlin a lancée depuis le bas ! On s’arrête le temps d’une photo, et c’est reparti 😉

En prenant de la hauteur, on prend aussi conscience que nous nous trouvons au milieu d’un musée à ciel ouvert. Tourne la tête à droite, c’est vraiment beau. Tourne la tête à gauche, c’est joli. Ça marche aussi souvent quand tu regardes par terre.

Nous attrapons un bus bondé pour retrouver notre aire de camping-car.

Depuis Licata en Sicile, nous avons gardé contact avec des amis qui vivent à Rome. Monique et Giuseppe nous appellent ce soir-là pour nous proposer d’être nos guides pour le lendemain ! Nous acceptons avec joie 😉 Ils nous informent au passage qu’une journée de grève avait lieu aujourd’hui : d’où le bus tous les 1/4 d’heure qui passe toutes les ¾ d’heure !

En bons utilisateurs d’aires de camping-car, nous sympathisons avec nos voisins. Ça se fait naturellement quand le voisin en question est incroyablement gentil. Cette famille de voyageurs de vacances scolaires nous partage ses aventures commencées il y a 23 ans, dans le camping-car avec lequel ils voyagent toujours ! Chouette.

Les enfants croisent Gabi, un menuisier retraité qui leur organise des courses à pied dans l’allée du camping. L’ambiance est très agréable, une nouvelle fois.

Dans ces aires, on arrive avec plein de préjugés et on repart avec plein de bons souvenirs !

Vendredi 29 avril : Retrouvailles !

Nous avons prévu de retrouver nos guides devant le palais Venezia. Le bus passe bien tous les quarts d’heure, nous sommes à l’heure ! Les retrouvailles sont naturelles, chaleureuses ! On a l’impression de se connaitre depuis des années.

Monique et Giuseppe nous ont préparé un joyeux programme ! Nous allons compléter les visites de la veille, et approfondir la découverte du centre historique. On est ravis, on se laisse porter les yeux fermés. Le programme est ficelé, mais il est modulable ! Les enfants souhaitent découvrir la statue de la louve. Ils nous parlent de Rémus et Romulus depuis que Lucie leur a raconté l’histoire de cette famille particulière.

Nous nous orientons donc vers la colline du Palatin sur laquelle une de ces statues est visible. Nous découvrons une des nombreuses fontaines de la ville : pour la plus grande joie de Giuseppe et de Merlin ! Ce sera d’ailleurs leur fil rouge : dès qu’ils aperçoivent une fontaine, une vasque, ou quoi que ce soit qui distribue de l’eau, ils s’y dirigent avec un air coquin, et tentent un arrosage en règle !

On poursuit notre route vers une nouvelle légende : « bocca della verità ». Située à quelques centaines de mètres du palais, cette pierre taillée (la bouche de la vérité) va nous rassurer sur l’honnêteté de chacun. On garde quand même un doute pour Monique qui s’est gardée d’entrer, et pour Giuseppe qui nous a accompagnés jusqu’à la statue mais qui n’a subtilement pas mis la main dans la statue.

La légende dit que la bouche de la vérité aurait tranché la main de tous ceux qui ne disaient pas la vérité. Le responsable du site doit être maniaque car aucune trace de sang n’est visible sous cette bouche. Pourtant, elle reçoit probablement des milliers de mains chaque jour.

A la sortie de l’église qui jouxte cette pierre verticale, nous marchons en direction de l’île. Monique nous explique que cette île a été épargnée de toutes les grandes maladies qui ont pu toucher Rome par le passé. Nous sommes surpris de voir que le port du masque y est obligatoire ??!!

Le pont qui nous permet de rejoindre cette île enjambe le Tibre. Rose est très étonnée : il est très calme d’un côté, puis très énervé de l’autre. En passant sur ce pont Rose et Merlin ont également cherché les roseaux dans lesquels le panier transportant Rémus et Romulus s’est échoué. C’est au milieu de ces roseaux que la louve buvait quand elle les aurait recueillis.

Nous avons déjà bien marché, nous nous orientons vers le cœur de la cité historique avec l’eau à la bouche. La 1ère pizzeria que nous croisons est une bonne pioche et Monique nous commande un panel de tout ce qu’il faut goûter : ici les arancini s’appellent les suppli et sont tout aussi délicieux !

Évidemment pour le dessert, Merlin souhaiterait une glace ! Ça tombe bien, nos guides connaissent une belle adresse : un joueur de foot que Giuseppe a entrainé gamin, et que Monique initiait au catéchisme est aujourd’hui salarié de ce glacier incontournable de Rome ! Cette glace nous servira d’appât pour faire avancer les enfants près de la fontaine de Trévi.

Sur la route, nous trouvons une belle église, la basilique Sant’Eustachio. Y’en a une à chaque coin de rue, et elles sont toujours grandioses. Des miroirs inclinés et orientés vers le plafond permettent d’admirer les détails de peinture. « Astucieux » nous dit Merlin. « C’est vrai » répond Monique, contente de découvrir cette nouveauté !

Nous poursuivons vers la Piazza Navona et sa fontaine qui représente 4 gros fleuves du monde : le Nil, le Danube, le Gange et le Rio de la Plata. 4 statues d’homme allongés (façon de représenter les fleuves en Rome antique) aux détails différents permettent de reconnaitre le fleuve associé.

Sur la route du glacier se trouve également le Panthéon, ça tombe bien non ?

5 minutes plus tard, nous y voilà ! Bien sûr une fontaine se trouve au milieu de la place. Bien sûr Merlin et Giuseppe n’ont pas trainé à s’y précipiter ! Nous nous intégrons à la file d’attente (10 minutes) impatients de découvrir ce monument de l’intérieur. Attention aux quelques fraudeurs qui tentent un passage en force !! Monique veille et renvoie chacun à sa place, poliment, fermement, de façon très efficace 😉.

Ce monument emblématique est une prouesse architecturale. Temple dédié à toutes les divinités de la religion antique, il a été bâti au 1er siècle avant JC. Il s’agit de la plus grande coupole de toute l’antiquité avec 44 mètres de diamètre. Le cœur du dôme est ouvert : quand il pleut dehors, il pleut dedans. Le sol est incliné vers les grandes portes en cuivre. Les murs sont tellement loin qu’ils ne reçoivent pas de gouttes.

Merlin et Giuseppe sont les premiers à terminer la visite. Et pour quoi faire ? Y a une fontaine qui leur tend les bras à la sortie. Merlin est désormais équipé d’un gobelet pour tenter d’arroser son père. Il exploite amplement le volume de ce contenant pour que Thomas soit bien mouillé. Sauf que c’est pas facile de viser quand on court ! C’est une jeune passante qui subira le manque de précision de ce tir maladroit ! Elle est trempée, un peu agacée, mais il fait beau… elle va sécher !

50 mètres plus loin, on croise une nouvelle fois une église majestueuse, l’église Sant’Ignazio Di Loyola. On s’y engouffre, évidemment, une courte visite est indispensable, sauf pour Merlin et Giuseppe qui préfèrent chercher un point d’eau pour faire les clowns !

A la sortie de la basilique, nous les avons perdus. Il nous faudra quelques minutes et quelques appels pour retrouver nos 2 clowns qui ont finalement changé d’avis et visité l’église!

Nous arrivons enfin au glacier Venchi, digne d’Ernest à La Rochelle. La fontaine de chocolat qui tapisse le mur subjugue les nombreux gourmands. Nous ne sommes pas seuls à avoir eu cette idée. Nous sommes 30 affamés à faire la queue de longues minutes pour obtenir notre goûter. Et ça en vaut la peine !

Nous pouvons désormais reprendre notre route vers la fameuse fontaine de Trévi. Giuseppe nous a préparé à cette visite : « vous allez voir, on en fait tout un cinéma, elle est pas si grande cette fontaine, les images sont retravaillées quand vous la voyez à la TV ».

La blague, en fait, elle est immense cette fontaine ! Et magnifique. Sa taille nous donne l’impression d’être tout petits, et nous le sommes ! Nous sommes peut-être petits, mais nous sommes nombreux ! La foule est très impressionnante elle aussi. Nous respectons la tradition de jeter une pièce dos à la fontaine avec son bras droit. Celui qui fait ce geste est assuré de revenir dans la capitale. En plus les pièces sont collectées et remises à une association caritative « Caritas ». Des policiers sont présents en permanence pour éviter que certains malins récupèrent les pièces à l’aide d’aimants accrochés à une perche. On entend régulièrement les coups de sifflets qui rappellent à l’ordre les personnes ne respectant pas ce lieu.

On profite de la présence de nos guides pour avoir des photos de nous. Malheureusement Giuseppe cadre nos photos sur la pin-up assise à nos côtés 😉

Côté gauche la pin-up, à droite, c’est Monique !

Direction Scalinata Di Trinita Dei Monti pour un dernier lieu magique de Rome. Comme par hasard, y a une fontaine : on se demande si c’est pas Giuseppe qui fait le parcours en fonction de ces points d’eau ! Encore 2 touristes touchés par la précision de Merlin. Mais personne ne se fâche en voyant l’air coquin de ces 2 enfants complices 😉

On prend nos derniers conseils de guides qui rejoignent la station de métro non loin d’ici. C’est pas sans émotion que nous nous quittons, la rapidité de départ de nos précieux guides en témoigne.

Un très grand merci Monique et Giuseppe pour votre gentillesse, votre accueil, votre disponibilité ! Un des objectifs de notre voyage était de faire de belles rencontres. Vous participez naturellement à l’atteindre ! On vous attend à Thouars pour vous guider à notre tour dans notre capitale de 10 000 habitants.

Nous quittons cette place en direction de notre arrêt de bus. On croise quand même 2 verres de Spritz pour oublier ces au revoir douloureux 😉 et surtout pour prolonger cette belle journée au cœur de Rome !

Le bus 118 nous ramène à bon port. Nous retrouvons nos activités de camping-caristes avant de plonger dans une nuit de sommeil…

Samedi 30 avril : François ? t’es où ?

Nos billets sont réservés pour le Vatican ! Nous sommes attendus ce matin à 11H30 près de l’entrée pour retrouver notre groupe. On en rêve depuis le début du voyage : suivre un guide qui porte un signe distinctif au bout d’une perche, la main sur l’oreillette, au milieu d’une foule ! Notre rêve se réalise !

On réalise rapidement les avantages de ce type de visite : pas de perte de temps, nous coupons les files d’attente sans se demander si l’entrée est bien là, quelle file prendre, …

Un dernier passage aux toilettes et c’est parti pour 3 heures de visite. Notre guide est très surprise : le « bébé » comme elle l’appelle souhaite une oreillette pour écouter la visite. « Il va la perdre ou la casser dans 5 minutes ! » Il nous faudra quelques minutes pour nous rendre compte que cette personne est une très bonne guide, mais qu’on n’aimerait pas l’avoir comme grand-mère ! Ça tombe bien, c’est pas ce qu’on lui demande.

Rapidement, on nous montre l’emplacement de la chapelle Sixtine. C’est un peu comme la glace de la veille pour Merlin ! C’est le Graal, ce que l’on obtient en fin de visite. A ce stade, la guide nous décrit avec passion les peintures de Michel Ange. On découvre les choix de l’artiste, les contraintes techniques, les aléas de cette œuvre éblouissante et des anecdotes croustillantes de sa réalisation. La surface totale de peinture est de 500m² ! Et Michel Ange, artiste solitaire que le pape Jules II a eu du mal à convaincre de venir réaliser cette œuvre, la réalise presque seul ! Un assistant lui prépare les couleurs pendant que lui se consacre à son œuvre. Michel Ange n’aimait pas la peinture : il trouvait cette discipline plate, sans relief, et donc sans intérêt. Le sien se portait sur la sculpture : la 3D le passionnait. C’est d’ailleurs de là que vient l’idée des trompes l’œil du plafond de la chapelle. Quand on regarde rapidement, on pense que des pierres taillées soutiennent la toiture. En réalité le plafond de cette chapelle est une voute totalement lisse.

Quatre années de travail acharné, de 1508 à 1512, seront nécessaires pour finaliser le travail. C’est encore aujourd’hui dans cette chapelle que les cardinaux élisent le pape.

On se régale de ces explications en regardant le plafond sur une feuille A4. En fait, il est interdit de parler dans la chapelle : l’ensemble des explications nous est donc donné avant notre entrée dans les monuments.

Nous sommes prêts à entrer dans le vif du sujet. De longs couloirs merveilleux, entrecoupés de péristyles* (on avait vraiment envie de le placer celui là, depuis Pompéi où ils étaient très courants), et d’escaliers somptueux nous rapprochent petit à petit de l’objectif final.

Nous déambulons, attentifs au milieu de 10 000 personnes environ (en moyenne, car en période forte, c’est plus de 20 000 personnes qui visitent cet état dans une journée).

On vous laisse admirer les photos que l’on a pu prendre. Celles de la chapelle étant extraite du web (les photos sont interdites dans la chapelle).

Nous entrons dans la chapelle et sommes d’abord surpris par le brouhaha. Il est interdit d’y parler ! On avait bien brieffé nos enfants, bah merci… Tout un discours anéanti, toute une éducation remise en question, de quoi on a l’air nous !!

Bref, tout le monde parle. Et tout le monde prend des photos en plus. On s’en sort en expliquant que tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents comme nous, modestes 😉

A la sortie de la chapelle, notre guide nous précise en observant la file d’attente de la basilique Saint Pierre, qu’on devrait pouvoir y accéder en une demi heure. Apparemment, c’est une belle occasion ! Nos enfants (même le bébé) ont écouté les 3H d’explications de notre guide ! Et maintenant, on leur annonce que l’on fait 30 minutes d’attente en plein soleil pour entrer dans une basilique. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, ça passe.

Une messe est en cours quand nous entrons. C’est immense !

Nous quittons le Vatican, épuisés mais ravis de cette découverte marquante de notre voyage.

Aujourd’hui pour le goûter, on déjeune ! Il est 16h et nous mangeons rapidement pour rejoindre le musée Léonard de Vinci tout prêt d’ici.

Le musée propose beaucoup de manipulations : les enfants s’investissent dans cette visite ludique après tant de concentration et d’écoute. On a du mal à les suivre et à traduire les explications des machines complexes que ce génie a imaginées !

Le bus 118 nous ramène une nouvelle fois à bon port ! Les enfants ont encore de l’énergie pour jouer entre les camping-car. Merlin s’équipe et s’improvise guide du camping. Visite en plusieurs langues en plus.

Il est tard désormais, nous quitterons ROME demain, vers Grosseto…

Y a 1943 ans !

Les quelques jours à venir nous font faire un bon dans le temps de 1943 ans ! Les voyages ne nous font pas peur, ni dans l’espace, ni dans le temps. Nous sommes donc en l’an 79 (l’an Deux-Sèvres pour les historiens aguerris).

Mercredi 20 avril : dernière nuit en Sicile

Nous saluons l’Etna en le contournant par l’est pour nous rapprocher de Messine d’où nous embarquerons pour retrouver le continent. En attendant, une dernière nuit en Sicile nous attend, et c’est en face de l’église d’Acireal que nous la passons. Mais avant, une mission GAZ nous attend. Rendez-vous chez Monsieur Gaz : une adresse fièrement recommandée par de nombreux voyageurs français y ayant fait le plein. C’est donc confiants que nous arrivons dans cette entreprise entièrement dédiée au gaz. La veille, nous avons expliqué aux enfants l’expression : « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Mieux qu’une explication, voici une démonstration ! Le technicien est plus confiant que nous et nous assure que c’est ok avec notre embout polonais et/ou avec notre adaptateur français. Il s’éloigne de nous plein de confiance avec nos bouteilles vides.

A son retour, sa mine décomposée suffit… Il nous précise que l’embout n’est pas le bon et qu’il lui faut un embout gaz italien. Il nous précise qu’il ferme à 17H15 : ce qui nous laisse 1H entière pour trouver une solution !

  • 16H15 : Nous quittons M. Gaz en direction du magasin de bricolage le plus proche
  • 16H28 : Nous sommes gazouilles
  • 16H29 : Direction Leroy Merlin. Leroy Merlin pour réussir ?
  • 16H38 : Nous arrivons en courant dans le hall du Leroy Merlin, sans masque évidemment… Retour dehors, mise en place du masque, c’est reparti ! Pas de chance, ce Leroy Merlin a copié sur l’agencement d’Ikea… Il faut découvrir l’ensemble du magasin avant de tomber sur l’équipement gaz.
  • 16H45 : le responsable du rayon nous donne la pièce permettant de passer d’un embout polonais à un embout italien !
  • 16H52 : le passage à la caisse est rapide
  • 16H52 : Ptit Gris démarre, on est laaaarge ! seulement 10 minutes nous séparent de M. Gaz

Les techniciens sont surpris de nous revoir, et ravis de pouvoir nous dépanner. D’autant que c’est le gaz le moins cher que l’on aura trouvé en Europe, malgré les augmentations récentes !! Merci M. Gaz !

Au passage, c’est la dernière fois que l’on vit cette aventure gaz durant notre voyage (que l’on croit). Avec 2 bouteilles de GPL pleines, nous serons autonomes jusqu’à l’arrivée… Dommage 😉

Jeudi 21 avril : Retour sur la terre ferme

Nous démarrons Ptit Gris jusqu’au ferry dans la matinée. Nos semelles ne foulent même pas le sol du ferry. Seuls les pneus usés de Ptit Gris en auront la chance. La mer est agitée, elle agite la mère !

MISE EN GARDE : le Mercalm n’est efficace QUE SI ON L’INGÈRE ! Le fait d’en posséder une boite dans sa pharmacie n’évite pas le mal de mer. Fallait le savoir !

Nous quittons donc cette merveilleuse île en ayant complété nos souvenirs de jolis paysages, de villages perchés, et de vestiges du passé qui nous laissent toujours autant émerveillés.

Plus nous nous éloignons de l’Etna, et plus nous nous rapprochons du Vésuve, notre prochaine étape 😉

Nous consacrons ce jeudi à nous en approcher. Nous nous arrêtons dans un village balnéaire très calme à cette saison.

Vendredi 22 avril : Le Rat italien

Thomas a pris rendez-vous chez un ostéopathe à 20 minutes au Nord de l’endroit où nous avons passé la nuit. Seul hic, le rendez-vous est à 18H30. Nous prenons donc le temps pour une grasse matinée, une promenade sur la jetée, un circuit pour les trottinettes, et quelques danses devant la mer.

En soirée, nous rejoignons le village dans lequel Thomas a rendez-vous. Il est accueilli chaleureusement par Lucciano qui prendra soin de son squelette et des minces muscles qui l’entourent pendant près d’1H30. Malheureusement, la douleur au poignet n’est pas liée à un problème d’os… C’est donc remis et bien droit que Thomas ressort avec sa douleur au poignet.

Nous reprenons la route vers notre spot, face à la mer une nouvelle fois. Nous arrivons de nuit, nous n’en profiterons pas cette fois.

Samedi 23 avril : Cippollini, Pantani, Pompeii et bon anniversaire Marlyse

Nous arrivons à Pompeii en fin de matinée. Nos billets pour la visite du site antique sont réservés, et nous nous sommes renseignés auprès du camping en face de l’entrée pour s’assurer des disponibilités : « no problem, come, come ! »

No problem, sauf que quand on entre sur le parking du camping, y a à peu près 500 cyclistes en pleine préparation !!! On nous guide quand même vers l’office, où il est demandé à Lucie de donner sa pièce d’identité et de revenir en soirée pour accéder au camping. En attendant, faites demi-tour et allez-vous garer plus loin.

Ok, on est plutôt obéissants quand on est calme. On redémarre après une manœuvre périlleuse au milieu des 2 roues excités par le départ imminent de cette course autour du Vésuve. Nous suivons les indications données par le camping, mais ne trouvons jamais l’emplacement indiqué. Nous avons fait un détour de 25 minutes dans une circulation dense, et nous voici à nouveau devant cette entrée de camping !!!

Et nous ne ratons pas le départ de la course puisque nous sommes juste en face pour en profiter !

Nous attendons donc que les 1000 roues aient quitté le parking pour nous présenter à nouveau à l’office. Avec un peu moins de patience et ça devait se voir, le discours qui nous est tenu est différent : il y a désormais des places dans le camping et nous pouvons y accéder dès maintenant… Nous ne comprendrons que le lendemain le fonctionnement de ce camping ultra touristique à 50€ la nuit !

On a perdu un peu de temps, mais nous sommes à l’heure pour entrer sur ce site merveilleux. Les enfants sont très curieux de découvrir ce village détruit par un tremblement de terre en l’an 62 puis par l’éruption du Vésuve 17 ans plus tard. Le village semble immense et il l’était : 20 000 personnes vivaient ici au début du millénaire. Beaucoup d’entre eux, les survivants chanceux n’y reviendront pas. Les victimes du volcan sont au nombre de 2 000. Il faut imaginer qu’une partie de ces 2 000 personnes a consacré les 17 dernières années de sa vie à reconstruire sa maison dévastée par le séisme.

Contrairement à Herculanum, Pompeii n’a pas été couvert de boue après l’éruption du volcan, mais a « seulement » subit une pluie de lapilli (fragments de lave).

Nous avons préparé les enfants à cette histoire. Ils se sont passionnés de ce volcan et des villages alentours.

L’image du volcan en arrière-plan de Pompeii est assez glaçante : il est loin et finalement tellement proche quand on sait que le nuage de fumée (à 600°C) du 24 août dépassait les 25km de haut ! Cet après-midi là, il faisait totalement nuit dans les rues abimées de la ville.

L’émotion laisse vite place à l‘amusement. Le passé peut être triste, avec des enfants, le présent est toujours réjouissant ! Finalement la foule, le bruit, les groupes de touristes affolés de perdre leur guide facilitent la visite. On se détache du passé émouvant, un peu…

Il est très difficile de déambuler dans les rues de Pompeii : les routes faites de très grosses pierres noires sont criblées de trous. On voit régulièrement des personnes perdre l’équilibre, ce qui n’a rien de marrant, vous êtes d’accord avec nous. Nous découvrons aux carrefours les ancêtres des passages piétons : Incroyable, ils sont 50 cm au-dessus du niveau de la voie ! Les charrettes très nombreuses à cette époque dans ce village animé étaient fabriquées avec un écartement de roue ‘standard’. Ainsi en réglant les pierres à une certaine distance, la circulation pouvait se faire, et les piétons pouvaient traverser sans se mouiller les pieds les jours de pluie.

Des passages piétons comme ça aujourd’hui nous feraient ralentir, beaucoup plus qu’une simple peinture blanche à la coquille d’huitre !

Nous terminons cette visite épuisés. Les enfants sont aussi contents en sortant qu’en arrivant. Ils rejoignent le camping avec plein d’espoir de rencontres, d’autant qu’ils ont repéré des plaques françaises dans notre voisinage !

Ringo ! Y a des français, des enfants français. C’est parti pour de nouvelles aventures balle au pied.

Avant cela, Merlin aura eu le temps de tomber d’un oranger ! Une belle chute, les dents dans la terre. Pas suffisante pour bloquer l’envie de rejoindre les jeunes voisins.

Une nuit paisible sous les orangers de Pompeii pour préparer notre ascension du Vésuve le lendemain.

Dimanche 24 avril

Nos voisins de camping (originaires de Coulonges sur l’Autize) nous ont annoncés que la visite du Vésuve nécessite une réservation en ligne et que c’est complet aujourd’hui. Mais Saint Thomas ne croit que ce qu’il voit, et Sainte Lucie… aussi !

En route pour le Vésuve 😉

Nous attaquons l’ascension de ce volcan de 1000m de haut (contre plus de 3000 pour l’Etna). Nous en avons fait le tiers quand nous voyons un panneau « TICKETS » juste à côté d’une place de parking. L’aimable vendeuse est désolée de nous expliquer qu’il faut réserver en ligne, son entrée et sa place de parking… Nous repartons avec l’ensemble des infos nécessaires et surtout l’envie d’une revanche sur ce volcan que nous n’avons pas gravi !

En vrai camping-cariste (oui, vous verrez, on a bien changé), nous nous dirigeons vers l’aire de camping-car la mieux pour visiter le Vésuve dès mercredi après-midi.

Aïe, l’aire est complète ! Le propriétaire nous ouvre quand même le portail pour que l’on fasse demi-tour : Lucie commence une douce négociation, elle sent la faille chez ce propriétaire mal à l’aise de nous refuser l’accès à son aire. Finalement, Thomas finit par descendre aussi, puis Rose puis Merlin. La négociation prend une autre tournure. Il ne cherche plus à refuser, il cherche l’emplacement provisoire où nous accueillir en attendant qu’une place plus adaptée se libère.

Rose est très à l’aise avec Salvadore : elle se présente puis lui demande son prénom. Il semble très troublé par cette petite minette pas trop timide. Elle a bien grandi, notre fille.

Nous déjeunons rapidement dans un ptit gris très en pente car nous avons repéré un musée que nous souhaitons visiter cet aprem…

Nous descendons en direction de la mer, en direction d’Herculanum, et surtout en direction du musée MAV : Virtual Archaeological Museum

Nous voici replongé en 3D au milieu du théâtre romain d’Herculanum. Nous conduisons un drone pour découvrir ce village enseveli par une coulée de boue à la suite de l’éruption. Plus de détails sur l’histoire tragique de ce village dans la journée de lundi. Nous poursuivons et sommes guidés par des voix (en français) qui s’activent à notre passage. C’est impressionnant et efficace.

Nous terminons cette visite par une reconstitution vidéo (avec explication en français une nouvelle fois) de la journée du 24 août 79 ! Les images sont percutantes, le son nous lève les poils, les enfants sont silencieux. Nous aussi. On a beau avoir raconté l’histoire du volcan aux enfants, il leur était difficile d’imaginer l’intensité, la rapidité et la violence de cette catastrophe naturelle !

D’ailleurs depuis, ils ont beaucoup de mal à s’endormir le soir. Ce qui nous rassure, c’est que c’est le cas depuis notre départ le 16 juillet !

Nous reprenons la route de l’aire de camping-car. Une belle cote nous en sépare ! On souffre, on souffle.

Pendant notre absence, Salvadore, à qui nous avions laissé nos clés, a déplacé Ptit Gris dans un coin de l’aire. C’est tellement complet que nous ne sommes pas sur une place, mais à l’écart (c’est bien) devant l’aire de jeux (c’est très bien).

Lundi 25 avril : Joyeux anniversaire le Café des Arts (enfin libre 😉

C’est la reprise pour Thomas et bien souvent Lucie et les enfants ne s’octroient qu’une semaine de vacances sur les 2. Mais cette fois-ci, la reprise de l’école va se faire un peu différemment : Rose, Merlin et Lucie attaquent la semaine par une visite historique qui complète celles du week-end. Armés de sacs à dos, encas, eau et crème solaire, ils partent visiter le site archéologique d’Herculanum. La ville d’Ercolano n’a pas été épargnée par l’éruption de 79. C’est une petite cité en ruines mais plutôt bien conservée. En effet, contrairement à Pompeii, les vestiges ont été enfouis sous la coulée de lave et ceci en a permis une meilleure conservation. Les enfants sont très intéressés par l’architecture et les différents lieux de la cité (boutiques, tavernes, maisons et jardins, termes…) Lucie s’improvise guide, aidée par Rose pour la lecture des explications. Rose et Merlin, très concentrés, posent de nombreuses questions.

En fin de journée, après avoir bien marché et bien appris, ils rejoignent Thomas au camping. Les nouvelles voisines françaises, Olivia et Juliette occuperont les enfants pour le reste de la soirée. C’est quand il fait nuit que l’on fait remarquer aux enfants qu’il est de temps de rentrer…

En soirée nous réservons notre visite du Vésuve pour mercredi après-midi pendant qu’une invasion sournoise se prépare. Un millier de moustiques environ s’introduit dans Ptit Gris et prépare une attaque dans les règles de l’art…

Mardi 26 avril

Ce matin, le petit déj et l’habillage se font rapidement, les copines attendent pour jouer ! Donc pas d’école aujourd’hui ou alors un peu plus tard. Mais quand elles partent pour des visites avec leurs parents, les enfants ne semblent pas décidés à s’y mettre. Ok, journée cool, on va faire un peu d’activités manuelles. On travaillera mieux demain… peut-être !

Lucie, Rose et Merlin profitent de ce temps estival. Thomas est renfermé dans Ptit Gris, très concentré. La fin de journée sera consacrée à quelques jeux pour s’arroser, se courir après avec les voisines avant leur départ et ramassage de petits escargots. Finalement les objectifs pédagogiques sont un peu remplis entre arts visuels, découverte du monde, activités physiques et sportives et socialisation !

On se barricade dans Ptit Gris pour la nuit, faisons la chasse aux moustiques, se badigeonnons de spray anti moustiques et d’aloé vera. On est parés !

Mercredi 27 avril

Ce matin, les enfants réussissent à travailler un peu… 1h ? peu importe, c’est encore un peu les vacances ! Quand Thomas termine sa matinée de travail, nous levons l’ancre pour partir visiter le Vésuve. Oui, après avoir visité Pompéii et Herculanum, on avait envie de voir celui qui a provoqué tout ça ! Le parking et la visite sont donc réservés, on monte ! Première impression en arrivant au parking (qui est en fait une rue avec des stationnements sur le côté) : un certain manque d’organisation. On a déjà un peu perçu cela chez nos amis italiens. La route, qui est en double sens, ne permet pas à 2 voitures de se croiser. On croise les doigts pour ne pas se trouver nez à nez avec un autre camion.

Une fois garés, nous nous présentons pour prendre une navette qui nous permet de faire les derniers km jusqu’au départ de la randonnée sur le Vésuve. Là encore, on nous fait monter et on attend encore 1/4 d’heure (ils finissent leur déjeuner!). Le parking final est juste du grand n’importe quoi, avec des minibus, des taxis et même des énormes bus qui vont et viennent sans aucune logique de circulation et font demi tour au milieu des touristes.

L’ascension du Vésuve est raide. Il nous reste à peu près 40 minutes de marche avant d’être au plus près du cratère. Contrairement à l’Etna, il fait chaud !

Le paysage est moins noir mais nous retrouvons ce décor un peu lunaire. Nous faisons régulièrement des haltes pour des sauvetages de lézards ou scarabées qui pourraient rencontrer des pieds de touristes. Là-haut, c’est impressionnant. Le cratère est juste là, c’est vertigineux. Nous pouvons apercevoir quelques fumées s’échapper ici et là. Pas très rassurant.

Du haut de ce volcan, la vue sur Naples est impressionnante. On domine cette ville immense qui s’étend en bord de Méditerranée. Herculanum semble très proche, on imagine la vitesse à laquelle le torrent de boue a recouvert ce village. D’autant que la pente est raide jusqu’au bord de mer. Pompeii est de l’autre côté du volcan, nous ne l’apercevons pas.

A la descente, même topo, même désorganisation. Tu attends ta navette, tu ne sais pas où et pas d’ordre pour y monter, c’est au plus rapide ! Quand nous envisageons de redescendre par la route à pied, nous avons la chance d’avoir les 3 dernières places ! On négocie pour mettre Merlin sur nos genoux.

Après cette belle marche, nous prenons la route pour nous rapprocher de la capitale. Nous nous arrêtons à Artena, joli petit village perché dans les montagnes. Nous avons repéré un spot sur les hauteurs avec une vue imprenable.  Pour y accéder, c’est un peu sport, les cotes sont raides mais Ptit Gris en a vu d’autres. Avant cette nouvelle ascension, nous achetons des pizzas dans le village.

Arrivés là-haut, un camion est déjà installé. Les places à plat sont chères, on est obligé de se stationner proche de nos voisins. Espérons qu’ils ne le prennent pas mal.

Nous dégustons nos pizzas face aux montagnes qui nous entourent !

Sicile la famille**

Samedi 16 avril

En soirée, nous sommes heureux de retrouver Angèle, Matthieu, Camille et Maxime qui viennent passer quelques jours avec nous en Sicile. Les chaleureuses retrouvailles après 9 mois sont rapidement suivies d’un apéro en bonne et due forme pour les parents pendant que les enfants investissent le salon pour en faire un gigantesque terrain de jeux. Ils ne tarderont pas à faire une immense cabane dans leur dortoir dédié.

La journée fût longue pour nos voyageurs qui se sont levés tôt. Chacun rejoint ses appartements pour se reposer avant d’attaquer les visites demain !

Dimanche 17 avril

On a essayé de mettre un réveil mais ça n’a pas été une réussite ! Cette matinée commence donc en douceur avec le passage des cloches. Les enfants s’en donnent à cœur joie.

Camille et Maxime nous racontent cette journée :

« Le dimanche c’était bien parce que on a visité le musée d’Archimède et les inventions étaient trop bien. Comme par exemple la catapulte ou l’eau qui coule dans une roue et qui fait tourner deux pierres pour faire de la farine.

Après on a mangé au resto et c’était très bon et il y a eu de l’orage très fort avec beaucoup de pluie et à l’extérieur on aurait dit une piscine et à l’intérieur il s’est mis à pleuvoir sur nous.

Pour partir du resto il fallait faire le parcours du combattant pour éviter les énormes flaques d’eau et les torrents. Il y a même des gens qui nous ont aidé à traverser une énorme piscine : on est monté dans leur voiture pour traverser la piscine.

Après tout ça nous sommes allés visiter le centre de Syracuse : il y avait plein de petites ruelles et une grande cathédrale. On a vu un énorme bassin avec plein de poissons et à côté il y avait un chat qui les regardait de près. Mamie Florence nous avait demandé de faire une photo avec les adultes et une photo avec les enfants : on les a prises près d’un château.

On est rentrés dans la nuit et sur la route on voyait plein d’éclairs et Maxime jouait à Zeus : à chaque fois qu’il disait « éclair », il y en avait un!

On a mangé des pâtes carbo et on a amélioré notre cabane. »

Lundi 18 avril

Programme de la journée : Visite de Noto ! Et comment on y va à Noto ? (Dédicace à Antoine)

En auto. Il s’agit d’un village baroque du sud-ouest de l’île. A notre arrivée, nous sommes surpris par les rues désertes. Ce lundi de Pâques est aussi un jour férié en Italie, et nous nous disons que nous allons déambuler seuls dans les ruelles.

Nous quittons le parking et nous attaquons à la centaine de marches qui nous séparent du centre. Après les avoir montées, nous les redescendons de l’autre côté ! Le village n’est pas situé au sommet de cette colline, mais en dessous. Belle surprise pour les randonneurs sportifs en pleine forme que nous sommes !

Nouvelle surprise à notre arrivée en ville : c’est bondé ! Nous avons dû emprunter la seule rue déserte de la ville ! Les rues sont très animées et surtout magnifiques. Nous profitons des belles façades, des églises, et des belles places avant de nous installer dans une pizzeria !

La promenade digestive a différents intérêts : trouver une glace pour Merlin, trouver des cadeaux souvenirs pour Angèle, et trouver de quoi faire du Spritz pour Matthieu ! Chacun s’investit à la hauteur de sa motivation et tout le monde finira par remplir sa mission.

Mardi 19 avril : Bon anniversaire Gabin et Hélène

Ce matin on parvient à se lever un peu plus tôt pour cette belle journée. Nous partons visiter la jolie ville de Taormine, haut perchée et dominant la mer Ionienne. En chemin nous apercevons l’Etna, la tête dans les nuages.

Nous nous stationnons en contre bas de Taormine et démarrons une belle ascension jusqu’au cœur de la ville. Nous sommes récompensés dès notre entrée dans la ville en déambulant dans un grand parc ombragé. Nous partons ensuite visiter le théâtre antique de Taormine qui offre une vue imprenable sur la mer.

Après une dégustation d’arancini, nous parcourons les jolies ruelles de cette ville.